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 La Quête de Fanfreluche

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Nighthaven

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MessageSujet: La Quête de Fanfreluche   Dim 2 Déc - 0:42

J'avais envie de vous faire découvrir les aventures de Fanfreluche, le peureux héro de ma dernière création !
A l'origine, j'écris ça (bientôt fini...) pour mettre en scène un elfe et un nain (les deux étant réputés pour se détester) surtout pour s'amuser et rigoler. Une histoire simple et comique !

Aux amateurs du genre !

Bon, vu que c'est juste le début, y a encore rien de spécialement drôle mais ça va très vite venir... bounce

Le voyageur s’engagea sur le chemin tortueux qui s’enfonçait sous les frondaisons, abandonnant les plaines à découvert qu’il avait arpentées sans jamais faiblir. Il venait de loin, mais jamais il ne devait révéler le nom de la contrée d’où il arrivait. Il était parti seul, sans monture et sans armes, décidé à errer jusqu’à ce que la Providence vienne à son secours. Il n’était ni elfe, ni nain, ni homme. Il était un être oublié de ces glorieux peuples, vivant sous le joug d’une abominable créature qui terrorisait sa magnifique cité, aidée de ses serviteurs. Après une décennie entière de violence et de désespoir, les Sorciers avaient décidé d’envoyer quelqu’un pour quérir une aide dont tous les habitants de la Cité Opaline avaient grand besoin. Et le mauvais sort s’était acharné sur Fanfreluche, désigné pour trouver cette précieuse aide. Mais le jeune garçon n’était pas courageux. Il n’était ni intelligent, ni habile, et il savait qu’on l’avait envoyé loin de la cité pour se débarrasser de lui et de sa maladresse. Toutefois, Fanfreluche le Saltimbanque était bien décidé à prouver qu’il pouvait avoir son utilité, aussi bien auprès des Sorciers que des Paladins. Il ne reviendrait pas dans la Cité Opaline avant d’avoir mené à bien sa mission. Il préférait mourir plutôt que de remettre les pieds chez lui sans avoir trouvé le moyen de libérer son peuple.
Fanfreluche soupira, la gorge serrée par l’émotion. Cela faisait bien dix-huit jour qu’il était parti, et ses espoirs s’érodaient un peu plus chaque jour. Il tenait à la main un grand bâton, taillé dans un bois noir marbré d’un blanc argenté scintillant. A son extrémité, une ravissante perle d’or, d’une belle taille, étincelait, lui servant de lumière lorsque la nuit absorbait les derniers rayons du soleil. Il était vêtu d’un pantalon de chanvre, de bottes de cuir neuves et d’une chemise en laine qui lui tenait chaud au possible, sous une épaisse houppelande d’un gris cendreux. Le jeune garçon était plutôt d’une nature peureuse et ce voyage le terrifiait. Il n’avait croisé que de rares personnes sur sa route et il avait, jusqu’à présent, refusé de s’arrêter dans les villages qu’il apercevait. Néanmoins, ses réserves de nourriture commençant sérieusement à baisser, il lui fallait se résoudre à braver sa peur : il devait se réapprovisionner au prochain village. Et puis s’il tenait à trouver l’aide appropriée, il lui faudrait rencontrer du monde, interroger, enquêter et découvrir par quel moyen il pouvait venir en aide à son peuple opprimé. Même la magie des Sorciers ne suffisait pas à combattre les Morcyals et leur démon… Ni les lames des courageux paladins…
Fanfreluche eut un frisson et il s’arrêta peu avant d’émerger de l’obscure forêt. Devant lui, le chemin continuait à serpenter vers les remparts fortifiés d’une grande ville. Depuis le temps qu’il voyageait, le jeune garçon avait perdu toute notion de lieu.
Trionyx, la Terre des Trois, était une immensité de plaines et de forêts, jalonnée de montagnes, de rivières majestueuses serpentant au cœur de cette verdure infinie et de plateaux surélevés offrant des vues imprenables. Les extrémités du continent étaient des déserts de glace, ou des déserts brûlants et au cœur de ce territoire gigantesque, les Aiguilles de Feu se dressaient jusqu’à percer le ciel habillé de noirs nuages. La lave de ces rocs élancés, tel un venin rougeoyant dévorant le sol et le flanc des Aiguilles, avalait la vie sur son passage. Trionyx, bordées de tout côté par des flots déchaînés de mers ou d’océans, avait été déchirée par une lourde guerre, laquelle avait ensuite donné naissance aux trois royaumes : Melgariel, au nord, était le royaume des elfes. Bindbale, à l’ouest, était le royaume des nains. Daelfyr, au sud, était le royaume des hommes. Quant au dernier territoire, dont le nom était Vegg Liar et qui signifiait « Qui Ne Peut Etre Possédé », il était disputé par les trois rois de Trionyx. Mais pour une mystérieuse raison, les conflits ne menaient à rien et personne, souverain, soldat ou simple villageois, ne parvenait à conquérir Vegg Liar, qu’on baptisa bien vite le Royaume Perdu. Les temps de paix ne duraient jamais très longtemps, car les hommes, assoiffés de pouvoir, cherchaient constamment à étendre leur empire sur les royaumes voisins. Mais elfes et nains ne se laissaient pas faire et il était même arrivé, une seule fois dans toute l’Histoire de Trionyx, que ces deux peuples s’allient pour préserver leur liberté et leur indépendance, dans une guerre fratricide qui frappa la Terre des Trois en plein cœur. Elfes comme nains, se haïssant cordialement, ne supportaient pas l’idée d’avoir pu, un jour, s’allier ensemble. Aussi chacun prenait-il soin d’oublier ce triste souvenir des plus humiliants. Quant aux deux rois, ils avaient ordonné qu’on effaçât sans attendre la moindre trace de ce déshonneur dans tous les livres, parchemins et récits qui pullulaient dans les bibliothèques.
Fanfreluche ignorait bien des choses sur le passé des trois royaumes, mais il en connaissait bien assez pour ne pas commettre d’impair. Jusqu’à aujourd’hui, il n’avait jamais quitté la Cité Opaline, ni même exploré ses environs, et encore moins voyagé à travers la Terre des Trois. Toutefois, en dépit de la frayeur qui l’habitait en permanence, il découvrait un nouveau monde, bien différent du sien, pourvu de richesses et d’expériences inédites qui lui donnaient un sentiment d’excitation. Fanfreluche le Saltimbanque devenait un homme depuis qu’il traversait les plaines de Trionyx, même si pour l’heure, il n’avait pas eu à en découdre avec quelque individu peu recommandable que ce soit… Il adressa une prière à la Providence pour cette chance, espérant que cela durerait. Car hélas, il n’avait aucune arme et de plus, il ne savait pas manier l’épée, l’arc ou la hache. Et puis il était bien trop peureux pour oser se battre ! Le jeune garçon déglutit et, prenant son courage à deux mains, reprit sa marche en direction des portes de la cité. S’il ne faisait erreur, il devait être dans le royaume de Bindbale, donc chez les nains. Il ignorait bien ce qu’il pourrait y faire, mais il avait faim, il était fatigué, et il mourrait d’envie de faire une halte au chaud. Cette fin d’automne était déjà promesse d’un hiver glacial.
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Asahi
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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Dim 2 Déc - 22:00

Déscription bien chargée en infos qui seront sûrement très importantes pour la suite...

Vivement cette suite!
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pagrave comte

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Lun 3 Déc - 0:47

Oui beaucoup de détails, mais c'est une bonne façon d'être imprégnié du personnage.

Je suis prête pour la suite.

Bizzzzzzzz
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Nighthaven

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Lun 3 Déc - 21:57

Contente que cela vous ai plu !!! Je vous poste la suite car naturellement, l'humour arrive après !!!! ^^

Quand il arriva au pied des remparts, il leva les yeux et contempla la hauteur impressionnante des murs. Les nains étaient de fameux ouvriers… Cependant, il n’était pas dit en combien de temps ils avaient bâti pareille muraille ! Alors qu’il avait le nez levé, une goutte de pluie vint s’écraser sur son visage et il ferma les yeux avec un grognement… Il ne manquait plus que ça. Il tendit le bras en avant mais au moment où il s’apprêtait à frapper, une voix grognon le figea :
— Hé là !! Toi !
Fanfreluche leva de nouveau la tête, regardant avec de grands yeux effarés le petit bonhomme dont la monstrueuse barbe hirsute abondait entre deux créneaux. A sa grande surprise, il prit bientôt conscience que les poils poussaient, et plus vite que la normale ! Dans peu de temps, elle viendrait lui chatouiller les oreilles, puis nettoierait le sol à coup sûr !
— D’où viens-tu étranger ? interrogea le nain d’un ton bourru.
— Je n’ai pas le droit de vous le dire, répondit Fanfreluche d’une voix tremblante.
— Es-tu un elfe ?
— Non.
— Un tueur ?
— Non plus, assura Fanfreluche, légèrement déconcerté.
— Un chasseur de primes ? Un mercenaire ? Un guerrier solitaire ?
— Heu… Non. Je suis juste un voyageur solitaire.
— Fantastique ! Dans ce cas, tu peux entrer. Et sois le bienvenu à Posco, capitale royale des nains ! lança joyeusement le bonhomme.
Le jeune voyageur observa la barbe qui continuait à pousser et qui arriva bientôt à hauteur de ses yeux, tandis qu’il reculait de quelques pas.
— Heu… Que vous arrive-t-il, messire nain ?
— Nom d’une pinte !! grogna celui-ci en dégainant une paire de ciseaux de la taille d’une épée courte.
En quelques coups rapides et précis, il retailla sa barbe, abandonnant le reste aux pieds de Fanfreluche.
— Un mage en herbe est arrivé en ville hier, expliqua-t-il. Je lui avais demandé une potion pour que ma barbe soit plus fournie mais ce mécréant s’est emmêlé dans ses flacons et il m’a donné une potion qui accélère la pousse de la barbe ! Je suis obligé de la tailler dix fois par jour !
— Ne peut-il donc rien faire pour mettre fin à ce problème ?
— Il dit qu’il travaille sur un remède. Mais je crois que c’est un escroc de la pire espèce ! S’il ne se presse pas, il va tâter de ma hache ! grommela le nain en disparaissant.
Perplexe, Fanfreluche contourna la barbe coupée et pénétra dans la ville. Ainsi, il y avait un mage par ici ? Même s’il n’était pas expert en la matière quoiqu’il prétende, peut-être était-il suffisamment sage pour le conseiller et lui venir en aide. Il devait le trouver et le rencontrer. Posco était une cité naine très animée. Fanfreluche eut la surprise de constater que plusieurs humains s’y trouvaient, mais il n’aperçut aucun elfe. Il fut également étonné de voir des nains débouler brutalement d’un établissement fêtard et de rouler par terre, ivres morts, la barbe encore dégoulinante de bière. Puis il se rappela que les nains étaient réputés pour leur insatiable soif de bière. Il était simplement le témoin des conséquences d’un tel trait de caractère. Serrant son bâton comme un artefact protecteur, il progressa le long de l’artère principale de la ville, magnifiquement ouvragée, et étudia en silence les lieux. Il gravit quelques escaliers, tourna dans plusieurs ruelles, essayant de savoir ce qu’il cherchait ou ce qu’il voulait faire. Il y avait des bagarres, généralement anodines, à chaque coin de rue, des rires goguenards ou tonitruants qui retentissaient à longueur de temps, et d’incessantes allées et venues de nains ou d’hommes, eux-mêmes en quête d’une chose qu’ils ignoraient.
La nuit tomba très vite. Fanfreluche songea qu’il était temps de trouver une auberge quelconque pour y réserver une chambre et prendre un bon repas. Il n’avait pas entendu parler du fameux mage au fil de ses déambulations, mais il n’avait pas osé interroger qui que ce soit dans la ville. Il maudit sa nature de timide, doublée d’un peureux, et serra les dents. Il eut une brève pensée pour les Sorciers de la Cité d’Opaline, puis pour les pauvres habitants, régulièrement victimes des terribles assauts du démon Warzûl et des Morcyals. Soudain envahi par une vague de courage, Fanfreluche fronça les sourcils et arrêta la première personne qu’il croisa.
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pagrave comte

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Mer 5 Déc - 19:43

Je veux la suite je veux la suite ..... lol agréable à lire et impatiente de connaitre la suite.


cheers
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Nighthaven

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Mer 5 Déc - 20:24

Voilà une excellente nouvelle ! cheers L'histoire est encore en cours d'écriture car je ne l'ai commencée que la semaine dernière, mais j'approche déjà de la fin !! Cela devrait faire entre 120 et 150 pages je pense. Pour l'instant, bientôt 90 d'écrites !!! Very Happy

Voici la suite :

C’était un homme. Grand, maigre, l’œil vif, il le dévisagea avec attention et son regard resta accroché au bâton de Fanfreluche, dont la perle d’or luisait en silence, jetant une auréole de lumière sur la joue du jeune garçon.
— Que veux-tu ? lâcha abruptement l’inconnu.
Fanfreluche tressaillit mais refusa de jeter l’éponge avant même d’avoir ouvert la bouche.
— Je suis navré de vous importuner. Je chercher le mage.
— Le mage ? Quel mage ? Tu es à Posco ici ! La capitale du royaume nain ! Il n’y a ni mages, ni enchanteurs, ni magie d’aucune sorte à Bindbale !
— Mais… Le… Le nain qui gardait les portes a parlé d’un mage ! balbutia Fanfreluche, effrayé par le ton agressif de l’homme.
— Ecoute gamin, reprit celui-ci d’un ton adouci. J’ignore qui tu es, d’où tu viens et pourquoi tu es ici, mais quelque chose me dit que tu cherches de l’aide. Si c’est bien le cas, vas trouver le vieux Frogmorton. Il est un peu fou mais on dit que c’est un prophète et qu’il a certains pouvoirs dont il n’use jamais en public.
— Où puis-je le trouver ?
L’homme réfléchit un instant, se frottant la mâchoire d’un air intéressé.
— Qu’as-tu à m’offrir en échange de cette information ?
— Que voulez-vous ? s’entendit demander Fanfreluche.
— Tu as un bien joli joyau au bout de ton bâton. Donne-le-moi et je t’indiquerai la route à suivre.
— Je… Je ne peux pas, articula péniblement le jeune garçon, le front en sueur.
— Pourquoi donc ?
— La perle et le bâton sont indissociables. Celui qui voudrait s’emparer de l’un ou de l’autre mourrait aussitôt. Je suis désolé.
— Alors donne-moi les deux.
— Non. Le bâton ne m’appartient pas. Je ne peux donner ce qui n’est pas à moi.
— Voilà une attitude qui t’honore, apprécia l’inconnu avec un sourire narquois qui dévoila des dents jaunes et des gencives en mauvais état. Mais tu te passeras donc de mes services pour trouver ce vieux fou.
— Mais…
Fanfreluche ne termina pas sa phrase. Il fut bousculé par l’homme crasseux et il tomba à la renverse sous la violente poussée. Il entraîna un nain dans sa chute et l’écrasa sous son poids, lui coupant la respiration.
— Sacré nom d’une lame rouillée ! tonna le rude bonhomme en se dégageant avec une force étonnante.
Aussitôt qu’il se fut remis debout, il pressa sa hache contre le cou de Fanfreluche, recroquevillé sur lui-même, tremblant comme une feuille. Le nain lui jeta un regard mauvais, détourna un instant la tête pour cracher, puis reporta son attention sur l’offenseur :
— Tu as de la chance de n’être qu’un froussard sans défense ! s’emporta le nain en ramenant sa hache vers lui.
— Dé…Désolé, bégaya le jeune garçon qui n’osait pas se relever.
— Mais qui es-tu donc ?
— Je m’appelle Fanfreluche. Je suis à la recherche de Frogmorton ou du mage qui est en ville depuis hier.
Le nain eut un éclat de rire moqueur.
— Frogmorton ? Il habite dans la hutte de pierre au nord de la ville. Mais gaffe à toi ! C’est un vieillard qui n’a plus toute sa tête ! Si tu mets les pieds chez lui, tu risques de ne pas en sortir vivant !
Fanfreluche sentit sa gorge se serrer, comme si quelqu’un avait fait un nœud avec ses cordes vocales. Incapable de répliquer, il regarder le nain trapu s’éloigner en sifflotant. Finalement, il se mit debout, épousseta sa houppelande, récupéra son bâton, il se remit en marche vers le nord. La hutte de pierre… Qu’allait lui réserver la Providence en le conduisant chez ce Frogmorton ? Il lui fallut près d’une heure de marche à pied pour rejoindre enfin les quartiers nord de la cité. Sur les hauteurs, la dernière maison dominait la ville. Une grande hutte de pierre au toit de chaume. Timidement, Fanfreluche se rapprocha, furetant à gauche et à droite, tentant d’apercevoir quelque chose à travers les fenêtres rendues noires par une couche de poussière opaque. Brusquement, la porte s’ouvrit en grinçant. Le jeune garçon sursauta et fit un pas en arrière, le cœur battant. Pourtant, nulle main n’était venue actionner la poignée. Ni de l’intérieur, ni de l’extérieur. Quelle abomination ! Fanfreluche faillit s’évanouir de terreur lorsqu’une voix caverneuse retentit :
— Entre mon garçon ! Je t’attendais…
Le saltimbanque commença à paniquer. Il agita sa main devant lui, affolé, puis serra à deux mains son bâton, qu’il fit basculer à l’horizontal pour que la perle chasse les ténèbres devant lui. Prudemment, le sang battant à ses tempes, il pénétra dans la sombre demeure. La porte claqua derrière lui si brutalement qu’il sursauta une nouvelle fois et fut tenté, un instant, de se précipiter dehors et de prendre ses jambes à son cou pour ne plus jamais revenir. Puis Warzûl, le terrible démon qui ravageait la Cité Opaline, lui revint en mémoire et il se força à avancer. Dans le salon, un feu crépitait dans une haute cheminée. Près des flammes, un fauteuil à bascule se balançait tranquillement d’avant en arrière en grinçant. La silhouette décharnée d’un vieil homme, enveloppé dans une couverture rapiécée, se découpait à la lueur du feu. Fanfreluche sentit sa bouche de dessécher. Il avait soif. Il crut que son cœur cessait de battre lorsque dans l’ombre, deux yeux verts et lumineux se fixèrent sur lui avec une insistance troublante :
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pagrave comte

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Jeu 6 Déc - 20:38

Oh je suis dedans : alors vite la suite (franchement je trouve cette histoire de mieux en mieux... BRAVO BRAVO... mais vite la suite ss'iiiiilllll ttee pllllaiiiittt lol) Est ce que Fanfreluche
te ressemblerai ?

Bisous
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Nighthaven

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Jeu 6 Déc - 20:46

Je suis contente que ça te plaise ! J'espère que ça continuera par la suite !!! Very Happy Non, je ne crois pas que Fanfreluche me ressemble !!! Mais en fait, j'ai trouvé intéressant, pour une fois, de créer un héro qui soit en fait un "anti-héro", c'est à dire tout ce qu'un héro n'est pas ! ^^

Ce livre est essentiellement est livre d'humour et d'émotion, basé sur un trame Fantasy "classique" mais sérieuse.

Bon, alors si ça te plait, je vais chercher la suite ! Rolling Eyes
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Nighthaven

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Jeu 6 Déc - 20:55

Alors.... Voilà l'extrait suivant.

Bonne lecture !


— Je vois que tu as en ta possession le bâton de Cyamë. Es-tu un envoyé des Sorciers de Salamandre ?
Fanfreluche déglutit. Il n’arrivait toujours pas à articuler le moindre mot, ni même à émettre un son. Il entendit un profond soupir.
— Je sais que tu viens de la quatrième terre de Trionyx. Le Royaume Perdu. Le territoire qui ne peut être possédé.
— Notre ville est la proie d’un démon depuis déjà une décennie entière ! réussit enfin à lâcher le jeune garçon. Je suis Fanfreluche le Saltimbanque et je viens de… de très loin !
Par la Providence… Il avait bien failli révéler le nom de la cité sacrée… Avalant sa salive, il reprit en essayant de calmer les coups désordonnés de son cœur :
— J’ai été envoyé pour trouver de l’aide afin de sauver mon peuple du redoutable Warzûl et de ses hordes de serviteurs, les Morcyals. Mais voilà vingt-huit jours que j’erre sur la Terre des Trois sans savoir vers qui me tourner et quelle aide je puis trouver. Je dois ramener la paix dans ma cité et libérer mon peuple du joug des Morcyals et de leur démon. On m’a dit que vous pourriez m’aider.
— Possible, acquiesça le vieillard en se levant lentement. Mais dis-moi… Tu voyages seul ?
Fanfreluche hocha vivement la tête.
— Sans monture ? Sans armes ?
— Comprenez que j’abhorre la violence et que je refuse de m’impliquer dans tout conflit que ce soit, se défendit Fanfreluche d’une petite voix.
Le vieillard éclata d’un rire sinistre et se redressa de toute sa hauteur. Le jeune garçon se sentit rétrécir misérablement. Il n’était pas bien grand et l’homme, aussi vieux qu’il soit, mesurait près de deux mètres !
— Les Sorciers de Salamandre étaient-ils désespérés au point d’envoyer un froussard incapable comme toi ? Comment ont-ils pu te faire confiance et remettre le destin de la Cité Opaline entre tes misérables mains ?
Fanfreluche fut heurté par les propos blessants de Frogmorton. Il sentit les larmes lui picoter les yeux. Sa gorge était si serrée qu’il en avait mal mais il ne laissa rien paraître. Bravement, il releva la tête et affronta le regard vert du vieil homme.
— M’aiderez-vous, oui ou non ? lâcha-t-il d’une voix si faible qu’il s’entendit à peine.
Toutefois, Frogmorton l’avait bien entendu. Il s’approcha d’un pas si léger qu’il semblait glisser sur le sol à la manière d’un fantôme. Il posa une main légère sur l’épaule du jeune Fanfreluche, et acquiesça gravement :
— Qu’est-ce qui a pu guider tes pas sur les terres du roi des nains ?
— Le hasard, répondit le garçon dans un souffle hésitant.
— Le hasard ? J’en doute. Je crois plutôt que c’est le destin. Une force inconnue mais très puissante t’a poussé sur le chemin qui te mena au royaume de Bindbale. Cette force, dans une certaine mesure, t’offre une protection contre la fatalité, mais elle ne te sauvegardera pas éternellement. Alors prends garde, car le danger guettera chacun de tes pas dans la quête qui te sera confié.
— Une… Une quête ? releva Fanfreluche avec un mouvement de recul incontrôlé.
— Oui. Une quête. Sache qu’il n’y a qu’un seul moyen de vaincre Warzûl.
— Lequel ?
— Tu dois trouver le Codex de Bois-Mort.
— Qu’est-ce que c’est ?
Frogmorton ne répondit pas immédiatement. Il étudia attentivement le visage innocent de Fanfreluche : ses grands yeux bleus voilés de frayeur, sa chevelure d’ébène coiffés d’une étrange façon, sa peau laiteuse, ses traits fins et délicats… C’était le physique d’un prince, même s’il n’en avait pas la stature. Il avait une âme pure et un esprit sain. Un cœur noble et un corps solide. Mais le vieillard sentait aussi sa terreur, sa lâcheté, sa maladresse, et tout ce qui pesait sur lui, le rendant inapte à accomplir ce qu’on attendait de lui. D’ailleurs, Frogmorton était persuadé que les Sorciers de Salamandre ne comptaient pas sur lui. Ils l’avaient probablement envoyé sur la Terre des Trois pour s’en débarrasser. Toutefois, Fanfreluche pouvait avoir son utilité…
— Le Codex de Bois-Mort est un ouvrage très ancien. Sa création remonte bien avant l’avènement des trois royaumes. En cette époque, elfes, nains et hommes découvraient à peine la Terre des Trois, alors territoire des démons venus de l’Abîme, la dimension de glace et de feu. Le vortex s’était ouvert plusieurs siècles auparavant puis s’était refermé pour ne plus jamais s’ouvrir. Ainsi, tout comme les tiens aujourd’hui, les trois peuples de Trionyx s’efforcèrent de cohabiter comme ils purent avec ces démons, même si régulièrement, les pertes étaient lourdes et les dégâts importants. Mais cette situation était inadmissible et ne pouvait perdurer sans fin. Il fallait trouver une solution, coûte que coûte. Alors une puissante magicienne humaine quitta sa terre et se rendit chez les elfes, afin de requérir l’aide d’une redoutable sorcière elfe. Puis, toutes deux se rendirent à Bois-Mort, là où vivaient reclus certains nains qui prisaient davantage l’étude de la magie que les beuveries de leurs semblables. C’est à Bois-Mort, le sanctuaire des esprits, vestiges d’une cité inconnue au cœur d’une sombre forêt, que naquit le Codex. Un livre extraordinaire, un volume magique contenant tous les rituels et tous les sortilèges connus. Grâce à ce livre, tu seras en mesure d’invoquer un ou plusieurs démons capables de vaincre Warzûl. C’est comme ça que les démons furent chassés de Trionyx autrefois : les magiciens firent appel à des démons plus puissants, qu’ils gardaient sous leur contrôle. Ils pouvaient ouvrir et fermer le vortex et purent donc annihiler les forces destructrices qui menaçaient leur monde. A la suite de cette victoire, elfes, nains et hommes entrèrent en guerre pour la conquête de la Terre des Trois, à l’issue de laquelle naquit chaque royaume que nous connaissons.
— Je n’ai aucune expérience en magie, s’excusa Fanfreluche. Je ne pourrais pas invoquer quelque démon que ce soit !
Frogmorton se mit à ricaner :
— N’aie crainte, jeune vegg. Tu ne seras pas seul. Ecoute très attentivement ce qui va suivre : avant de partir en quête du Codex, tu dois trouver trois compagnons qui t’accompagneront et t’aideront dans ta mission.
— Seulement trois ? s’étonna Fanfreluche en haussant un sourcil.
— Oui, mais pas n’importe lesquels. Tu dois trouver Ambrosia, la magicienne humaine. Puis il te faudra récupérer Byron, le nain barbare, et enfin, tu devras rallier Aldaryl, l’elfe sadique.
— Qu’avez-vous dit ? L’elfe sadique ? répéta Fanfreluche, d’abord abasourdi, puis si terrifié à l’évocation de pareil sobriquet qu’il se sentit vaciller.
Le vieil homme leva les bras en signe d’apaisement.
— Quel trouillard tu fais ! J’espère que ce voyage t’aidera à devenir un homme, sacré nom d’une plume ! L’elfe sadique ne l’est pas autant qu’on pourrait le croire. Il a été affublé de ce nom contre sa volonté, par chamaillerie, mais pour autant que je le sache, il n’est pas méchant.
— Comment ferai-je pour les trouver ? Et s’ils refusent de m’accompagner ?
— Mon garçon, il va te falloir apprendre le courage et la confiance en soi. Interroge les gens, enquête, recherche, et trouve-les ! Je te promets qu’ils sont assez connus pour que tu leur mettes la main dessus facilement. Quant à les convaincre, cela ne dépend que de toi.
— Mais pourquoi dois-je rallier une femme, un nain et un elfe ? s’étonna Fanfreluche, qui ne comprenait toujours pas la manœuvre. Les nains et les elfes se détestent en plus !
— La magicienne t’aidera à utiliser le Codex pour invoquer des démons de l’Abîme. L’elfe et le nain te protègeront au cours du voyage, et peut-être même qu’ils t’enseigneront certaines choses, si précieuses, qui te manquent désespérément. Ils pourront également t’initier à l’art du combat.
— Ah non ! Jamais ! s’écria Fanfreluche en blêmissant.
Frogmorton eut un soupir anéanti, mais néanmoins, il poursuivit :
— Un démon pour affronter un démon, et Warzûl ne sera plus qu’un souvenir. En revanche, les Morcyals ne peuvent être tués par les démons. Si l’armée de la Cité Opaline ne suffit pas pour les combattre, il te faudra l’aide des trois royaumes de Trionyx. Débrouille-toi pour que tes trois futurs compagnons de route finissent par s’accorder et interviennent chacun en ta faveur auprès de leur souverain respectif. Ainsi, tu obtiendras l’aide des trois de Trionyx, et tu verras les ennuis de ton peuple prendre fin. Ta mission, en-dehors de trouver le Codex, sera donc aussi de permettre une entente cordiale entre Aldaryl et Byron.
— Ce sera sans doute la mission la plus difficile, soupira le jeune vegg.
— Oui, confirma Frogmorton. Surtout compte tenu de ton faible caractère…
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pagrave comte

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Dim 9 Déc - 19:57



Pour quelqu'un comme moi qui suit très novice dans ce genre d'histoire (à part harry potter) juste parce que je ne suis pas trop attirée par ce genre d'histoire, eh bien celle-ci me plait bien : Très régulièrement de nouvelles choses, ce qui pour moi pimente l'histoire, un peu d'humour, et cette fragilité (c'est comme ça que je vois Franfreluche) que je pense importante dans cette histoire.

Eh bien.............. à très très bientôt pour la suite hein ???? lol

Bizzzzzzzzz
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Nighthaven

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Lun 10 Déc - 21:30

Oui, Fanfreluche est un peu la fragilité incarnée... Tout au fil de l'histoire, il sera plutôt peureux, mais démontrera quelques parcelles de courage d'aventure en aventure. Il ne terminera pas grand guerrier mais tirera de grandes leçons de tout ce qu'il aura vécu, ce qui l'aidera à devenir un "homme".
C'est très bon à savoir que tu ne sois pas trop adepte du genre en général (sauf Harry Potter) et que tu accroches à celle-ci quand même. J'espère que ça durera. Et pour l'humour, à l'origine, c'était fait pour ! Une histoire censée amuser, voire faire rire, le lecteur !!!

Je te poste la suite prochainement alors !!!
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Nighthaven

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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Lun 10 Déc - 21:32

Sur cette déclaration, il tourna les talons et disparut dans une petite pièce adjacente au salon. Perplexe, Fanfreluche hésita sur la conduite à suivre : devait-il partir ou attendre une ultime recommandation ? Finalement, avant qu’il n’ait pris une décision, l’étrange vieillard revint avec une musette en cuir noir. Il plongea la main au fond et en ressortit trois petites fioles blanches.

— Je vais te donner ces trois flacons. Ils contiennent tous la même potion, qui te permettra de te téléporter en n’importe quel coin du continent, à condition de prononcer la formule magique adéquate. Byron le nain barbare devrait se trouver à Posco. Si ce n’est pas le cas, cherche où il se cache et utilise une fiole pour te transporter là où il sera. Ensuite, utilisez la seconde fiole pour vous rendre dans le royaume de Daelfyr. Ambrosia la Magicienne doit se joindre à vous. Ne partez pas sans elle quoi qu’il arrive. Elle sera l’aide la plus précieuse dans cette quête. Enfin, utilisez la dernière fiole pour vous téléporter à Melgariel, le royaume des elfes. Là, cherchez et trouvez Aldaryl. Une fois que tu auras rallié ta petite troupe, prenez la route pour Bois-Mort et enquêtez pour découvrir où est dissimulé le Codex, ou qui l’a en sa possession.

—Vous ne savez donc pas où il est ? gémit Fanfreluche en essayant de dissimuler le tremblement nerveux de ses mains.

— Non. Après la Guerre des Trois, nous en avons perdu la trace et nul ne se souvient de ce qu’il en est advenu. Aussi est-il important que vous remontiez à la source de sa création pour tenter de découvrir ce qu’il devenu. Priez pour qu’il n’ait pas été détruit.

—Bon, bon. Et si nous le retrouvons ? Que ferons-nous ensuite ?

Frogmorton dévisagea une nouvelle fois le jeune garçon : il était si ingénu… D’une naïveté touchante. Mais aussi gentil et attentionné qu’il soit, il n’était pas bien vif d’esprit et le vieillard craignait malgré lui l’échec de cette quête. Pourvu qu’Ambrosia soit à la hauteur…

—Une fois le Codex entre vos mains, en imaginant que vous soyez toujours en vie, il vous faudra retourner vers la quatrième terre et réintégrer la Cité Opaline. Ambrosia invoquera alors le démon capable de vaincre Warzûl. Pendant ce temps, tu devras agir au mieux afin de persuader les rois de te prêter main forte pour chasser les Morcyals. Tu as bien compris ?

—Heu… Je… Je devrais peut-être prendre des notes, non ? Juste au cas où…

—Fais comme bon te semble, soupira Frogmorton en secouant désespérément la tête. Les Sorciers de Salamandre seraient bien étonnés de te voir revenir victorieux. Garde cette idée à l’esprit et puise ton courage dans cette perspective.

Fanfreluche se dépêcha de sortir un morceau de parchemin vierge et le vieil homme lui prêta une plume et de l’encre. Il entreprit alors de noter frénétiquement tout ce qu’il devait se rappeler. Les noms, les lieux ou les éléments importants. Frogmorton l’observa d’un œil critique, se demandant encore comme toute cette aventure allait se terminer. Quand le jeune vegg eut terminé, le vieillard posa les mains sur ses frêles épaules :

—Une dernière chose, dit-il d’une voix grave. Tu as en ta possession le bâton de Cyamë. C’est un artefact magique mais je ne suis pas en mesure de t’initier à son utilisation. Interroge Ambrosia et si elle non plus ne peut pas t’aider, tu devras tout découvrir par toi-même. Sache qu’il te sera très utile. Je vais également te remettre une plume d’Ymaël. Elle génère treize pouvoirs aléatoires. A chaque fois que tu en auras vraiment besoin, utilise-la.

—Mais… fit Fanfreluche en prenant la grand plume blanche, légère et duveteuse, que lui tendait le vieil homme.

—Pas de mais. Maintenant, hâte-toi ! Pense à ton peuple qui souffre et qui agonise sous le souffle de Warzûl et des Morcyals !

Avec fermeté, le vieillard poussa Fanfreluche vers la porte d’entrée, qu’il claqua derrière lui de manière précipitée. Le jeune garçon entendit la clé tourner dans la serrure et le verrou qu’on tire, puis il haussa les épaules en redescendant les quelques marches menant à la porte. Il serra son bâton magique – dont il ignorait tout en fin de compte – et tapota sa besace pour s’assurer qu’elle était bien là. Enfin, il rabattit le capuchon de sa houppelande sur sa tête et reprit sa route en sens inverse.

Il lui fallait à présent trouver le nain Byron. Mais par où commencer ses recherches ? Tout à coup, l’estomac de Fanfreluche se manifesta bruyamment en gargouillant, lui rappelant qu’il était affamé. Le jeune vegg sentit un frisson le parcourir à la perspective de devoir entrer dans l’un des établissements nains servant nourriture et boisson. Il y aurait sans doute beaucoup de monde ! Des nains, et peut-être quelques hommes, avec lesquels il allait devoir se mêler ! Et s’il se faisait assassiner lâchement ? Ou si quelqu’un le rossait juste pour le plaisir ? Ou s’amusait à le tourmenter et à l’insulter ? Jamais il ne pourrait supporter une telle humiliation ! Fanfreluche descendit quelques rues, les larmes aux yeux, puis s’adossa contre un mur avant de se laisser glisser jusqu’au sol. Il était épuisé. La besace contre lui, le bâton à l’horizontal sur ses genoux, il attendit. Mais quoi ? Allait-il rester prostré ici sans rien faire jusqu’à ce que mort s’en suive ? Le garçon eut un triste sourire à cette idée. Au moins, il serait débarrassé des tracas qui l’assommaient quotidiennement. Alors qu’il se perdait dans le mélodrame de ses pensées, un nain se prit les pieds dans le bâton et s’étala de tout son long, arrachant l’objet des mains de Fanfreluche. Celui-ci se redressa précipitamment pour récupérer son précieux artefact tandis que le petit bonhomme lâchait une bordée de jurons bien sentis en se relevant.
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Asahi
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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Mar 11 Déc - 21:55

J'aime beaucoup aussi !

Je suis au fur et à mesure que tu poste les extrès mais je n'ai jamais le tempsde donner mon avis... Sache que comte n'est pas la seule à aimer.

C'est vraiment très bien ! Wink
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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Mar 11 Déc - 23:39

Eh bien... Ca me fait plaisir dans la mesure où c'était pas du tout prévu... ^^

C'était juste un bouquin pour rigoler avec Ultuant et Arrrr sur l'Atelier d'Ecriture mais ça remporte plus de succès que prévu... Mais tant mieux !!! Y aura peut-être une chance à l'édition !!!

Enfin chui bien contente que ça vous plaise !!!! Razz
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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Mer 20 Fév - 23:03

Eh bien ? Il n'y a pas de suite ?
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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Jeu 21 Fév - 2:21

J'aime bien, mais j'ai une impression de déjà vue ^^

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fanfreluche_%28personnage%29
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MessageSujet: Re: La Quête de Fanfreluche   Ven 22 Fév - 13:29

Ah... je ne connaissais pas la série mais je me doutais que Fanfreluche devait pas être totalement inédit... ^^

Enfin je pense que l'histoire doit pas mal se détacher quand même... Bon, je vous poste la suite alors...

— Mais nom d’une lame, quel est l’imbécile qui s’amuse à faire des croche-pieds aux honnêtes nains ?!
— Je… Je suis désolé messire nain ! s’exclama Fanfreluche en s’efforçant d’épousseter les vêtements du petit bonhomme.
Le nain se dégagea brutalement, prit sa hache à deux mains, et adressa un regard mauvais au jeune garçon :
— Mes yeux me jouent-ils un tour ou tu n’es réellement pas un nain ?
— Heu… Non… Je viens de très loin et je recherche…
— Hé Magnar !!!
A l’appel de son nom, le nain se désintéressa totalement du jeune garçon et pivota sur ses talons. Il leva les bras en poussant un cri de joie :
— Goldur ! Mon frérot ! Je te croyais en cure d’intoxication !
— J’y étais !
— Tu n’y es plus ?
— Ben non !
— Pourquoi ?
— Parce que cet imbécile d’elfe qui nous initie aux feuilles de lambas est un incapable de la pire espèce ! J’ai préféré partir avant de le découper en tranches avec ma toute nouvelle hache !
— Oh… Au contraire, tu aurais dû en profiter pour la tester… Qui l’a forgée ? Elle est superbe !
— Dame Oxyline. C’est une habile forgeronne et je ne suis pas peu fier d’acheter mes armes chez elle.
Les deux nains s’adonnèrent à une joyeuse accolade puis, ensemble, prirent la direction de la plus grande et de la plus fréquentée de toutes les tavernes de la ville. Intuitivement, Fanfreluche leur emboîta le pas. Les deux bonhommes bavardaient gaiement, parlant de leurs derniers exploits avec une hache entre les mains ou de leurs beuveries les plus mémorables. Brusquement, près des portes de la taverne, le jeune garçon se retrouva pris dans une rixe entre un homme et nain. Il reçut un violent coup de poing au visage. La douleur dans son nez fut si intense que les larmes jaillirent contre sa volonté et le sang se mit à couler sans qu’il puisse arrêter le saignement. Puis un coup de coude involontaire l’atteignit à l’estomac et il se plia sous cette nouvelle douleur, avant d’être définitivement éjecté hors de la querelle. Il s’écrasa contre le mur en face et, sonné, s’écroula par terre. De petits points lumineux dansèrent devant ses yeux et le monde tourna autour de lui. De nombreux nains s’étaient amassés autour des deux bagarreurs, et certains ne résistèrent pas à l’envie de s’en mêler. Une bataille générale s’engagea très vite. Fanfreluche sentit tout à coup que quelqu’un le tirait loin de la lutte. Un visage se dessina vaguement devant lui et il cligna des yeux plusieurs fois pour tenter d’accommoder sa vue :
— Maman ? murmura-t-il d’une voix presque éteinte.
— Non, mon jeune ami. Vous avez pris quelques mauvais coups mais je puis sans doute vous soigner.
Fanfreluche reprit rapidement ses esprits et se redressa. Il observa l’homme qui le regardait d’un air soucieux. C’était un trentenaire aux longs cheveux châtains noués dans son dos. Ses yeux clairs exprimaient la félicité, il avait une peau hâlée, des traits affirmés et un sourire charmant.
— Je suis le mage Fantaragor. Je suis arrivé en ville hier pour offrir mes services, expliqua-t-il en fouillant dans son sac. Tenez. Cette potion devrait vous revigorer prestement !
Fanfreluche regarda la fiole que lui tendait le mage. Après un temps d’hésitation, il la prit, l’ouvrit et la porta sous son nez. Aussitôt, une odeur immonde emplit ses narines et lui souleva le cœur.
— Pitié, achevez-moi plutôt ! lança le jeune garçon en écartant vivement l’abominable potion.
— Allons ! Ne faites pas l’enfant ! Les potions sont rarement bonnes mais sachez que je travaille très dur pour en améliorer le goût sans altérer les effets désirés. Bouchez-vous le nez et avalez d’un coup ! Vous vous sentirez bien mieux après !
Fanfreluche grimaça de dégoût mais obtempéra. Il n’osait pas tenir tête au mage. Sa main trembla alors qu’il vidait le contenu de la fiole dans son gosier. La substance, puante et visqueuse, faillit le faire tourner de l’œil. Il eut aussitôt envie de vomir mais Fantaragor se dépêcha de lui faire boire de l’eau et la potion resta là où elle avait atterri.
— Bien. Je suis sûr que vous vous sentez déjà mieux.
— Je…
Le jeune vegg voulut se lever mais, à sa grande surprise, ses bras refusèrent de lui obéir. Il se mit debout comme il put et observa ses membres qui venaient de s’allonger de telle sorte que ses mains reposaient toujours par terre, inertes, bien qu’il se soit levé.
— Que m’arrive-t-il ? s’inquiéta-t-il.
Le mage le considéra d’un œil sceptique.
— Levez les bras.
Fanfreluche essaya d’obéir, sans succès. La panique commençait à le faire suffoquer. Il s’efforça de respirer calmement et adressa un regard implorant au mage. Celui-ci récupéra la fiole qui contenait la potion et renifla les dernières émanations.
— Nom d’une plume d’Ymaël… J’ai dû encore me tromper de fiole. Venez avec moi, nous allons arranger ça.
Aussitôt, Fantaragor tourna les talons et s’éloigna rapidement. Fanfreluche voulut le suivre mais il se produisit une chose curieuse qui le terrifia : ses bras s’allongèrent encore, comme deux élastiques. Voyant ce phénomène, le jeune vegg s’immobilisa aussitôt et appela le mage d’une voix horrifiée. Ses mains reposaient toujours à deux mètres de lui et ses bras, mous et fins, pendaient lamentablement au-dessus du sol, comme deux cordes élastiques.
— Par mes ancêtres ! s’exclama Fantaragor en contemplant l’affligeant spectacle. Mais… Quel est donc ce mystère ? Jamais je n’ai vu de tels effets secondaires suite à des potions administrées par mes soins !
— Que dois-je faire ? s’écria Fanfreluche, qui n’osait plus faire un pas.
— Ne bougez pas d’ici, je reviens !
— Quoi ? Non ! Je vous en prie ! Ne me laissez pas ici tout seul !
— Vous n’êtes pas tout seul puisqu’il y a plein de nains dans le coin !
— Justement ! Par pitié !
Finalement, le mage soupira.
— D’accord. Quel est votre nom au fait ?
— Fanfreluche.
— Quel nom adorable.
Le mage s’approcha du jeune garçon, lui attrapa les mains non sans efforts et les posa sur ses épaules comme un vulgaire sac-à-dos. Tenant d’une poigne décidée les mains de Fanfreluche croisées autour de son cou, il attrapa le bâton de Cyamë de sa main libre, le glissa sous les bras détendus et se servit de sa propre épaule pour faire levier. Enfin tous deux s’éloignèrent vers l’ouest de la ville.
— Si seulement j’avais une plume d’Ymaël sous la main, les choses seraient plus simples, grommela-t-il en progressant lentement.
— J’en ai une, révéla à voix basse Fanfreluche.
Aussitôt, Fantaragor s’arrêta et le regarda avec de grands yeux. Il lâcha brusquement le bâton de Cyamë et les mains du jeune garçon, puis le saisit par les épaules, un grand sourire aux lèvres :
— Vraiment ? Mais c’est parfait ! Donnez-la-moi !
— Elle est à moi, fit timidement remarquer Fanfreluche.
— Ne craignez rien. Je vous la rendrai. Je vais juste l’utiliser une fois ou deux pour tenter d’annuler les effets de cette maudite potion ! A mon avis, vous n’êtes pas complètement humain pour avoir réagi ainsi à une potion…
— Je n’ai jamais prétendu que j’étais humain, rétorqua Fanfreluche.
— En tout cas, vous nous ressemblez beaucoup, assura le mage. Mais trêve de discussion. Montrez-moi la plume si vous voulez que je vous soigne !
— Et comment je vous la montre ? bougonna le jeune garçon. Avec les pieds ou avec les dents ?
— Je suis réellement navré de ce manque d’esprit à votre égard. Est-elle dans votre besace ? s’enquit Fantaragor.
— Oui. Dépêchez-vous s’il vous plait. Je n’en peux plus !
— Restez calme, ordonna le mage en fouillant la besace.
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