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 le mur

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Asahi
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Date d'inscription : 10/08/2007

MessageSujet: le mur   Dim 23 Sep - 14:17

Voici uen nouvelle que je devais écrire pour mon cours de Français.
Le thême était "Comment je vois la Belgique dans 10 ans en tenant compte de la situation politique actuelle"

C'est la toute première histoire que j'écris donc le style n'est pas exeptionnel.

Pour ceux qui auront le courage de la lire !
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Le mur






Les affaires sont prêtes, les adieux sont faits, c’est dimanche et il est temps pour nous de quitter cet endroit bien agréable après ce week-end riche en découvertes et en repos pour regagner notre cher foyer Bruxellois. Nous quittons à regret ce petit village d’Overijse. Demain, lundi, c’est le début d’une nouvelle semaine de travail pour toute la famille.

Tout est dans la voiture, nous partons enfin. Il fait beau, les oiseaux chantent et la bonne humeur règne tout autour de nous.

- Ils ont annoncé du beau temps pour toute la semaine ; annonça maman l’air rayonnant malgré l’approche du stress habituel accompagnant le commencement de la semaine.

Papa fredonnait doucement au volant de notre bonne vieille Renault Espace.

- Nous sommes presque arrivés ; déclara-t-il entre deux sifflotements.

- Ouais et l’école aussi arrive malheureu….

Un freinage brutal inattendu m’empêche de terminer ma réflexion. Sans trop comprendre ce qui se passe, je jette un coup d’œil par la fenêtre et j’aperçois des policiers, révolvers à la ceinture nous barrant la route.

- Que se passe-t-il ? demande-je, inquiète

- Je n’en sais rien, on dirait qu’ils sont décidés à ne laisser passer personne ; dit mon père, agacé

- Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’on a fait nous ? On a rien fait nous. Hein maman ? interroge mon frère.

- Arrête de geindre trouillard ! le taquine-je

Je dis ca mais je ne suis pas non plus très rassurée en voyant ces hommes armés jusqu’aux dents. Je vois même des hélicoptères de l’armée Belge survoler cette espèce de frontière impénétrable. Mon père sort de la voiture sous l’ordre d’un militaire au crâne rasé et au regard meurtrier. J’en ai froid dans le dos. L’homme parle et mon père proteste sans se soucier des armes prêtes à être utilisées qui pendent à la ceinture du militaire.

- Pourquoi ils ne nous laissent pas pass…

- Chut !

Mon frère se tait directement. Je viens d’apercevoir l’homme au revolver retirer l’arme de sa ceinture et appuyer sur la gâchette.

- Non !

Mais c’est trop tard ! La balle a quitté le canon de l’arme pour aller se loger dans la poitrine de mon père. Des cris, des pleurs. Le noir autour de moi. Tout est au ralenti. Que se passe-t-il ? Je vois mon père, aux pieds de l’homme chauve dans une flaque de sang. Ce sang, c’est celui de l’homme qui m’a vu naitre, l’homme qui m’a vu grandir. Tout va trop vite. Sans quitter le corps inerte des yeux, je sens qu’on me tire en dehors de la voiture. Cela doit être ma mère.

Nous courrons dans la forêt, nous ne nous lâchons plus, pour ne pas se perdre pour avoir de la force.

Une fois à bonne distance de cette frontière, nous nous accordons une pause pour reprendre nos esprits. C’est là que nous réalisons que nous venons de perdre un mari, un père, un être qui nous est cher. Comment vivre avec cette idée ?

Il faut trouver un moyen de rentrer à la maison, pour ne pas mourir de faim, de froid.

- On a de l’argent ? demande-je à ma mère qui pleure encore

- Oui, un petit peu. On peut vivre deux ou trois jours grand maximum avec ca. me répond-elle avec grande peine.

- C’est déjà ca. Il faut trouver une ville et acheter un maximum de vivres. A combien de kilomètres est la commune flamande la plus proche ?

Aucune réponse…ma mère recommence à marcher.

- Maman, où vas-tu ?

Toujours pas de réponse…

Je prends mon frère par la main et m’élance à sa suite.

- Tu peux peut-être nous expliquer où tu comptes aller comme ca… m’écrie-je

- Où je vais ? explose-t-elle. Où ? Figure toi que je n’en ai pas la moindre idée ! Je sais juste qu’on ne pourra peut-être jamais retourner chez nous et qu’on est coincé chez des flamands… Pourquoi est-ce juste maintenant que les flamands tracent des frontières ? Pourquoi ? Ils ne pouvaient pas attendre une semaine ? Pourquoi faut-il que cela tombe sur nous ? Et en plus, votre père est ….

Elle fond en larmes.

- On va s’en sortir…Je te le promets ; fais-je pour la rassurer malgré ma crainte de ne pouvoir tenir cette promesse. Il y a sûrement une faille dans leur système. Ils n’ont quand même pas érigé cette frontière en deux jours afin de ne laisser rentrer ou sortir personne ! Il y a certainement un moyen de passer ! Je ne peux me résoudre à passer le reste de ma vie sur une terre qui m’est presque inconnue.

Sur ces mots, nous nous remettons en route sans trop savoir où nous allons.

- Mais bien sûr ! m’écrie-je. Si nous avons été arrêté à la frontière linguistique, nous sommes alors, si je me souviens bien de mon cours de géo, au cœur de la forêt de Soignes ! Comment n’ai-je pas reconnu cet endroit ? Donc, nous ne sommes pas si loin de chez nous et il y a une commune tout près, Hoeilaart non ?

- Oui, c’est vrai. dit mon frère. Mon copain Mike habite là, je pense !

- Et …

Je n’ai pas le temps de continuer, un avion de l’armée survole l’endroit où nous nous trouvons.

- A terre ! ordonne-je par instinct..

Ils s’exécutent et s’aplatissent sur le sol comme poussés par une force inconnue. On écoute le bruit du moteur s’éloigner jusqu’à ne plus l’entendre du tout. Plus un bruit. Je me relève ainsi que mon frère et ma mère quand on entend quelqu’un venir vers nous. A nouveau le nez dans la terre, j’écoute le pas lourd écraser le tapis de feuilles mortes. C’est peut-être le militaire chauve qui nous a vus nous enfuir et qui veut en finir avec notre famille. Comment le savoir ? Ca va être au destin de choisir. Je lève la tête en m’apercevant que le bruit de pas a cessé. Un homme nous regarde de toute sa hauteur en nous interrogeant du regard. Voyant, à mon grand soulagement que ce n’est pas le meurtrier de mon père, je me lève, tout en gardant mes distances. Mon frère et ma mère font de même. Je veux lui demander ce qu’il veut mais ma mère me devance :

- Qui êtes-vous ?

- Je me posais exactement la même question à votre sujet. Déclare-t-il avec un accent néerlandophone. Je suis bucheron et j’habite non loin d’ici. Mais dites-moi ? Vous êtes wallons ? Vous devriez être de l’autre côté non ? Et que faites-vous en plein milieu de la forêt ?

- En effet, nous sommes wallons et nous cherchons un moyen pour rentrer chez nous. Mon mari s’est fait tué par vos hommes alors que nous rentrions simplement d’un week-end culturel. Je ne sais pas trop ce qui a décidé les flamands à faire une frontière pareille mais c’est honteux ; s’emporte ma mère.

- Les flamands ? Faire une frontière ? Mais ma petite dame, ce ne sont pas les flamands qui ont fait ça !! Figurez-vous qu’on aurait pris Bruxelles si on avait eu le choix.

- C’est vrai que vous auriez du prendre Bruxelles avec la Flandre, ça aurait été plus logique ; pense-je tout haut.

- Mais nous, on a rien pris du tout ! Je viens d’apprendre ce matin que les wallons avaient pris leur indépendance et tracé une frontière autour de leur région et de Bruxelles. Ils ont aussi conquis Rhode-St-Genèse pour avoir un lieu de passage entre la Wallonie et la capitale.

- Je ne vous crois pas ! dit-elle au bord des larmes.

- Vous ne me croyez pas ? Venez, vous me croirez !

Il se retourne et marche suivi de ma mère, mon frère et moi-même. Où nous emmène-t-il ? Peut-être est-ce un traitre ?

Nous marchons dans la direction fuie dix minutes auparavant. Après cinq minutes, je crois vraiment qu’il nous livre aux wallons afin de nous exécuter comme notre père.

Mais ma crainte s’apaise vite quand je vois qu’il s’arrête devant un grillage marquant la limite à ne pas franchir. Sur ce grillage est affiché :

CE GRILLAGE NE PEUT ETRE FRANCHI SOUS AUCUN PRETEXTE SOUS PEINE DE MORT.
L’armée Wallonne d’occupation




Je lève la tête et je vois des avions patrouiller au-dessus de la frontière pour signaler toute infraction. Ca fait peur. La Belgique n’existe plus. Vont-ils construire un mur comme à Berlin…


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MessageSujet: Re: le mur   Lun 24 Sep - 18:52

waouh affraid



C'était pas mal vu la limite qu'il sont en train de faire entre francophone et nerlandophone ...Ton style est beau et ces bien écrit et imaginer :p

flower flower flower

Et puis bon'annif puisque c'est dans deux jours ...
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pagrave comte

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MessageSujet: Re: le mur   Lun 24 Sep - 20:39

Cette histoire serait vrai que ce serait pas mieux écrit. Franchement, c'est très bien, lecture intéressante.

Bye Wink
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Asahi
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MessageSujet: Re: le mur   Lun 24 Sep - 21:43

Merci beaucoup !!

comte, pourquoi ton pseudo est ton adresse email ??
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pagrave comte

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MessageSujet: Re: le mur   Lun 24 Sep - 22:58

Très bonne question. J'ai rectifié j'ai encore dû faire une mauvaise manipulation Laughing Laughing

Merci pour l'info.

En plus ne me souvenant pas de mon ancien pseudo j'en ai un qui m'est venu à la tête : jeu de mot en fait hi hi hi
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Asahi
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MessageSujet: Re: le mur   Dim 14 Oct - 12:53

Ca y est !! J'ai enfin mes points ...

J'ai eu 16/20 ! Je suis super contente !!

J'ai perdu beaucoup de points à causes de bêtes fautes d'orthographes ... study
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pagrave comte

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MessageSujet: Re: le mur   Mar 16 Oct - 23:26

Ah cet orthographe !!!! compliqué ....
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Alea

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MessageSujet: Re: le mur   Jeu 1 Mai - 13:17

L'histoire est super et c'est vraiment très très ien écrit !!! Mais je trouve que la fille est trop... comment dire... elle est plus jeune que sa mère et c'est elle qui panique le moins ! C'est un peu bizarre... Ce devrait être la mère qui ne panique pas et qui console ces enfants... Sinon c'est vraiment bien écrit ! Bravo !
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MessageSujet: Re: le mur   

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