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 Isolda

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krukru

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MessageSujet: Isolda   Lun 16 Juin - 15:02

An de grâce 1212.La jeune fille s’éveilla doucement, quittant à regret le monde merveilleux des rêves. Là enfin, elle était libre. A travers les rideaux de voiles de son lit, perçait une légère lueur. L’aube. Aussi légère qu’un souffle de vent, elle sortit silencieusement de son lit, enfila une légère robe, sortit sur son balcon et s’aidant du lierre descendit. Elle s’immobilisa sur le balcon inférieur, celui de la bibliothèque. Elle ne pouvait se risquer à descendre tout le donjon par l’extérieur au risque de tomber. Elle se glissa dans la pièce et sortit dans le couloir. Son père n’avait posté de domestiques que devant la porte de sa chambre, sachant qu’elle sortait au milieu de la nuit. Courant dans les couloirs sombres du château, sa robe claire volant derrière elle, elle ressemblait à un elfe. Elle s’élança dans les cuisines, se faufilant entre les cuisiniers qui ne la dénonçaient jamais, et jaillit dans la cour, qu’elle traversa rapidement, se glissa par une petite porte, emprunta un escalier et se retrouva dehors. Elle respira avec délice l’air pur, et s’enfuit dans les champs encore humides de rosée. Elle aspirait à une vie libre et refusait que la sienne soit régit par les hommes. Par son père essentiellement qui voulait la marier au vicomte de Béziers : Simon de Montfort, de trente et un ans son aîné ! Il devait d’ailleurs arriver dans quelques jours. Des joutes seraient organisées en son honneur, auxquelles il participerait, ainsi que le seigneur de minerve, Raymond Trancavel, le vicomte de Toulouse, et d’autres petits seigneurs, tous désireux de l’épouser. Le gagnant remporterait le mariage. Ce n’était pas une pratique commune mais devant le refus de sa fille, le seigneur De Montillac avait trouvé cette alternative : Isolda serait obligée d’épouser le vainqueur. A seize ans, elle était une des rares jeunes filles à ne pas avoir été fiancée à la naissance. Mais déjà le soleil était haut : elle devait rentrer. Courant avec la légèreté d’une biche, elle regagna sa chambre avant que tout le monde ne soit réveillé. Prenant sa brosse, elle s’assit devant sa coiffeuse et commença à coiffer ses longs chevaux bruns. Sa servante entra :
« -Bonjour maîtresse. Avez-vous bien dormi ?
-Oui, merci.
-Il parait que les seigneurs approchent.
-Déjà ?
-Oui maîtresse, ils ne sont plus qu’à un ou deux jours de marche.
-Merci. »
Lasse soudain, la jeune fille demanda à ce qu’on l’aide à mettre sa robe d’amazone, et sortit à nouveau, par la porte cette fois-ci. Une promenade à cheval, voilà qui l’aiderait à oublier l’épreuve qui l’attendait. Lorsqu’elle arriva aux écuries, les domestiques s’affairaient. Toujours souriante, et douce avec les chevaux, elle était autant appréciée par les hommes que par les animaux. Elle s’approcha de la stalle de Roi de Cœur, son magnifique étalon à la robe tellement claire qu’elle en paraissait blanche, et aussitôt son visage s’illumina. Les damoiselles et les femmes ne montaient habituellement que des juments ou des vieux chevaux, mais Isolda n’en avait pas voulu un autre. Un jour qu’elle passait dans le village, elle l’avait aperçu par la fenêtre de sa voiture : maltraité par des hommes, il se cabrait sous le pluie, ses longs crins blancs maculés de sang. Profitant du fait qu’elle ne se trouvait qu’en présence de sa mère et sa sœur elle avait fait stoppé la voiture et s’était précipité, arrachant la fourche des mains d’un ignoble garçon boucher et la brandissant dans sa direction, leur avait intimé l’ordre de laisser le cheval. Celui-ci, à son approche s’était calmé. Son père n’avait pu refuser et un lien étroit c’était créé entre l’animal et la jeune fille. Elle pénétra dans la stalle et commença à brosser la douce robe immaculée. Toutes les punitions du monde n’auraient pu l’empêcher de s’occuper elle-même de sa monture. Rapidement elle le sella, un domestique l’aida à se mettre en selle et elle s’éloigna : encore une infraction aux règles strictes de son père. Il refusait qu’elle sorte seule à cheval dans la campagne, mais il était rare qu’elle se fasse accompagner, surtout dans un pareil moment, alors qu’elle souhaitait être seule pour réfléchir. Après avoir quitté l’abri de château elle se mit au trot, sa monture semblant flotter au-dessus du sol. L’air embaumait déjà des senteurs de l’été, le soleil les enveloppait de sa douce chaleur, son cheval caracolait sous elle ne demandant qu’à s’élancer : une envie irrépressible de galoper l’a pris. Etant assez loin du château, Roi de cœur était suffisamment échauffé à présent, et une étendue d’herbe rase et plane s’offrait à eux, qui, elle le savait, les menait jusqu’ aux falaises bordant la mer. Pourquoi résister ? Laissant couler les rênes entre ses doigts, elle libéra sa monture qui bondit en avant. Ses cheveux sombres se dénouèrent, se mêlant aux crins immaculés de Roi de cœur, dans une course effrénée vers la liberté. Le roulement des sabots se répercutait dans la tête de la jeune cavalière, se confondant avec les battements de son cœur. Se redressant, elle offrit son visage au vent marin, ses longs cheveux flottant derrière elle, et, relâchant totalement les rênes, elle ouvrit les bras, faisant corps avec sa monture et la nature. Arrivant en vue des falaises, elle se reprit et ralentit progressivement : la course folle redevint un petit galop rassemblé, puis un trot aussi léger que celui des licornes des contes de son enfance. Roi de coeur s’arrêta enfin, et se mit à brouter face à la mer. Immobile, les cheveux soulevés par la brise marine, elle fixait l’horizon, rêvant aux espaces infinis qui s’étendaient par delà l’étendue d’eau. Pourquoi fallait-il se marier ? Le mariage, avec ses cérémonies, ses fêtes, ses spectacles…tout cela l’écoeurait profondément. Tous ces fastes n’étaient destinés qu’à cacher la vérité : le mariage était une prison, et lorsque son mari passerait à son doigt l’anneau symbolique, elle serait comme enchaînée. N’y avait-il aucun moyen d’éviter cela ? Le couvent peut-être mais c’était pire. Tous ces hommes, ces rustres…et l’un serait son époux…Cette pensée l’a fit frissonner de dégoût. Soudain, Roi de Cœur fit un écart et fixa un point sur la plage en contre bas. Quelque chose brillait sous le soleil printanier. Et cela bougeait. Intriguée, la jeune fille décida de s’approcher. Empruntant un petit sentier escarpé, qui serpentait entre des pins, elle atteint rapidement la plage. Laissant sa monture brouter sous les arbres, elle sauta à terre et s’avança prudemment sur le sable. Un amas brun, fait d’algues et de filets, gisait à quelques pas d’elle.


Et voilà la suite est à venir! Pour le moment j'avoue ce n'est vraiment pas original, mais j'ai le plan dans ma tête et, promis, ça ne se finit pas par "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants!"^^
Pour tout vous dire il y aura sûrement une fin tragique!
Bisous à tout le monde
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Asahi
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MessageSujet: Re: Isolda   Lun 16 Juin - 21:02

Cla pourrait bien ressembler à un trésor !

J'aime beaucoup tes descriptions, ton style ! Tu fais beaucoup de comparaisons et métaphores se qui rend la lecture très coulante et très agréable.

J'aime beaucoup !
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krukru

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MessageSujet: Re: Isolda   Sam 21 Juin - 13:12

Et voilà la suite!! attention droits d'auteur^^

Pourtant, il lui avait semblé voir cela bouger. Soudain elle sursauta violemment lorsqu’une main se tendit vers elle. Seigneur ! Il y avait un homme ! Un naufragé sans doute.
« -Ne craignez rien damoiselle, murmura l’homme.
-Vous…votre navire a sombré ?
-Non, je marche depuis des jours dans le seul but d’apercevoir votre visage. Car devant votre beauté, je sais que j’ai atteint mon but, et que vous êtes la belle damoiselle pour laquelle un tournoi est organisé.
-Voir…, voir mon visage ?
-Oui gente dame. Il y de cela bien longtemps, je vous ai aperçu chez le seigneur Caradol, et vos yeux…vos yeux plus bleus que le plus profond des océans, jamais je n’ai pu les oublier.
-Vous délirez messire…
-Lanvin, messire Lanvin, seigneur de Brodugan.
-Seigneur de…
-Oui, je suis l’ennemi de l’époux de votre sœur.
-Peu m’importe, vous êtes blessé, venez, je vais vous mener à une cabane de pêcheur près d’ici. »
Le jeune homme se redressa, mais du s’appuyer sur Isolda pour ne pas chuter. Ses traits étaient tirés et il tremblait de fièvre et de fatigue. La jeune fille du le soutenir jusqu’à la petite masure. Il s’écroula sur la paillasse, haletant, tandis qu’Isolda sifflait son cheval. Celui-ci arriva en trottant : elle prit la petite outre d’eau claire qu’elle emportait toujours ainsi que quelques biscuits. Doucement, elle fit boire l’homme :
« -Je vais retourner au château vous chercher quelques provisions, d’accord ?
-C’est trop dangereux, je ne puis vous exposer à de tels risques.
-Ne vous inquiétez pas, je reviens vite. »
Aussi légère qu’un souffle de vent, elle ressortit. La difficulté à présent était de se hisser sur Roi de Cœur : sans montoir, elle allait avoir du mal. Avisant un tronc d’arbre elle y grimpa : parfait. Le retour se fit rapidement, et très vite elle aperçut les remparts du château. Laissant son cheval au pied des murailles elle escalada un petit escalier, traversa la cour le plus discrètement possible et se glissa dans les cuisines. Par chance, tout le monde était affairé à préparer les plats pour l’arrivée des seigneurs. Discrète, elle s’empara de fruits, de biscuits, d’eau, et d’un morceau de viande fraîche. Passant par les écuries, elle emporta deux couvertures et des herbes pour apaiser les blessures de l’homme, puis revint prés de sa monture. De retour à ses côtés, elle appliqua un onguent sur une légère blessure qu’il avait à l’épaule, déposa les provisions près de la paillasse et le recouvrit de la couverture. Posant sa main fraîche sur le front brûlant, elle lui conseilla de dormir, puis s’éclipsa. Lorsqu’elle arriva dans la cour du château, une agréable surprise l’attendait : sa sœur Joanna et son frère Henri étaient arrivés. Ce dernier la prit par surprise par la taille et la descendit de son cheval :
« -Ma petite sœur ! Cela fait tellement longtemps !
-Henri ! Vous m’avez tant manqué ! Avez-vous amené Eléonore avec vous ?
-Oui, la voilà d’ailleurs.
-Bonjour Isolda, clama la petite fille vêtue de bleu ciel, selon l’usage.
-Bonjour Eléonore, vous êtes de plus en plus jolie.
-Petite sœur, s’écria Joanna en courant vers elle.
-Joanna ! Vous me manquez tant depuis que vous êtes mariée, dit la jeune fille en se jetant au cou de sa sœur. Je suis si heureuse de vous revoir.
-Moi aussi Isolda, moi aussi.
-Rentrons, dit Henri. »
Riant et discutant le petit groupe se dirigea vers le donjon, d’où sortait le seigneur et sa femme. La mère serra ses enfants dans ses bras avec bonheur, lesquels s’inclinèrent ensuite devant leur père. Le plus discrètement possible, Isolda s’éclipsa : elle devait se changer. Avec l’aide de sa servante elle mit une robe propre : rouge, seule la ceinture, les bords et les lacets du corsage étaient dorés ; elle laissait les épaules nues, et les vastes manches effleuraient presque le sol. Elle torsada deux mèches de cheveux et les maintint en arrière par un peigne. Soudain la porte s’ouvrit :
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Morgane

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MessageSujet: Re: Isolda   Sam 21 Juin - 13:43

J'adore tes fins de post, y a toujours un suspense sur ce qu'il va se passer après !

Ca fait conte, mais j'aime bien, je reprends Asahi pour les comparaisons et métaphores.
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MessageSujet: Re: Isolda   Mer 25 Juin - 18:38

C'est sympathique. un peu conte,en effet,mais tu fais ça tellement bien qu'on ne se rend pas compte qu'on arrive à la fin du post ^^
Jusqu'à présent je n'ai rien trouvé à redire : les descriptions sont efficaces et bien menées, l'intrigue est là ... C'est peut-être juste un peu bizarre qu'un seigneur, même ennemi de là où il se rend et voulant passer inaperçu je présume ne prenne pas un minimum d'escorte (un page par exemple), mais bon,ça peut passer donc simplement : la suite ? queen

(ah,si ! tu mets souvent "l'a pris", alors que ce serait "la pris" mais ce n'est qu'un détail Wink )
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Asahi
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MessageSujet: Re: Isolda   Mer 25 Juin - 21:04

J'ai enfin lu cette suite, très courte mais très prenante !
La suite !
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krukru

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MessageSujet: Re: Isolda   Jeu 26 Juin - 11:05

«-Je vous dérange peut-être, demanda Joanna.
-Au contraire, entrez. Laisse nous je te prie, demanda-t-elle à sa servante.
-Vous êtes pale petite sœur. Je vois bien que derrière votre sourire se cache quelque chose. Mais quoi ? Vos yeux bleus ont toujours été pleins de mystère.
-Allons, Joanna. Le cœur d’une femme est un océan de secrets. Vous le savez bien. Je me porte bien, seule la perspective de ce mariage m’inquiète.
-Je ne vous comprends que trop bien…hélas, père en a décidé ainsi.
-Mais pourquoi, hurla soudain la jeune fille en se relevant d’un bond, pourquoi dois-je m’unir à un homme qui ne désire que les terres de père ? Un homme qui ira se contenter auprès de ses nombreuses maîtresses et qui ne désirera de moi que des héritiers ?
-Cela est le sort des femmes Isolda. Nous nous devons de contenter notre époux et de tout faire pour le satisfaire.
-Je refuse de satisfaire un homme n’ayant aucun sentiment pour moi ! Vous êtes toutes pitoyables !
-Isolda !
-Non, je ne me tairais point ! Vous êtes toutes des lâches, des faibles. Vous passer votre temps à larmoyer sur votre sort, à broder, et à souffrir que vos époux vous trompent ! Je en le souffrirais point ! Je veux être aimée !
-Calmez vous petite sœur, supplia la jeune femme.
-J’ai peur Joanna, tellement peur de me retrouver mariée à un rustre qui m’emportera loin de vous, du château, de la mer… Lorsqu’on est enfant l’on ne rêve qu’au jour où l’on sera adulte et en âge de se marier…mais une fois ce jour arrivé on donnerait tout l’or du monde pour redevenir l’enfant d’autrefois, qui écoutait avec émerveillement les contes de notre nourrice.
-Je sais, murmura sa sœur en le prenant dans ses bras. Allons venez, il est temps de descendre. »
Lors du repas, le seigneur de Montillac se montra joyeux : la perspective du mariage de sa cadette le réjouissait. Il discutait avec animation avec son fils du tournoi organisé. Les plus puissants seigneurs seraient présents. Lasse d’entendre le même discours depuis des jours, Isolda se contentait de remuer les aliments dans son assiette, le regard lointain et ses pensées tournées vers l’homme de la plage. Méprisante, elle regarda l’époux de sa sœur : s’il savait que son ennemi était si proche. Elle n’avait jamais apprécié cet homme, choisi comme époux par leur père : il aimait faire la guerre, piller les villages et s’enrichir. Il n’avait aucune pitié et aimait dominer. Soudain Joanna lui donna un léger coup de pied sous la table : sortant de sa rêverie, la jeune fille remarqua que tous les regards étaient braqués sur elle.
« -Allons, ma fille ! Vous rêvez ! Est-ce une attitude digne d’une future épouse ?
-…
-Je disais donc que je compte sur votre présence lors de l’arrivée de chaque seigneur ! Il est hors de question de courir vous chercher dans je ne sais quel coin du château, ou bien dans une de vos promenades à cheval ! Est-ce bien clair ?
-Mais père, je…
-Il suffit ! Aie-je étais bien clair, Isolda ?
-Oui, père, murmura la jeune fille en baissant la tête. Mais son geste, contrairement à ce que pensa l’assistance, n’était pas un signe de soumission, mais au contraire un moyen de dissimuler sa révolte. Le repas se finit en silence. Très vite, Isolda quitta la table. Elle devait sortir du château avant l’arrivée des seigneurs : une fois présents, ils lui interdiraient tout moyen de s’échapper. Le tout était d’être discrète, car, n’ayant pas le temps de seller Roi de Cœur, elle avait décidé de partir à cru. Silencieuse, elle se faufila dans les écuries, brida l’étalon et sortit à toute vitesse. Elle s’élança en courant, le cheval trottant derrière elle. Lorsqu’elle fut suffisamment loin du château, elle utilisa une pierre pour se hisser sur son dos, et ne put s’empêcher de sourire : voilà une attitude que son père désapprouverait. Mais elle n’avait pas le temps de réfléchir : elle s’élança malgré sa robe qui la gênait affreusement. Arrivant devant la masure, elle sauta à terre et se glissa à l’intérieur :


Merci à tout le monde et c'est vrai qu'en y réfléchissant c'est un peu étrange qu'il voyage seul mais c'était trop compliqué à gérer qu'il soit acommpagné :-)
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MessageSujet: Re: Isolda   Jeu 26 Juin - 11:18

C'est pas bien grave,la qualité du récit compense laaaaaaaaargement tout ça ^^
je me suis vraiment prise au jeu dans cet extrait-ci. j'espère que tu posteras la suite prochainement parce que j'adore Very Happy
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asfalath

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MessageSujet: Re: Isolda   Lun 7 Juil - 12:54

Je trouve ce que tu écris très bien!! Et c'est vrai que la qualité du récit est superbe!!
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krukru

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MessageSujet: Re: Isolda   Sam 12 Juil - 11:15

« -Messire je…
-Bonjour damoiselle, lança l’homme en la faisant sursauter car arrivant de l’extérieur. Oh pardonnez moi, je ne voulais pas vous effrayer.
-Cela n’est rien, je suis nerveuse, répondit la jeune fille en faisant une révérence.
-Je ne vous permettrais pas de vous incliner devant moi; ce devrait être moi au contraire qui devrait être à genoux devant vous et votre bonté. Mais asseyez vous donc un instant vous devez êtres épuisée.
-Oh non ! Je venais simplement m’enquérir de votre état. Je dois à présent repartir, répondit-elle en rougissant car l’homme était nu jusqu'à la ceinture et avait la peau emperlée de gouttes d’eau de mer.
-Si vite…je peux à peine admirer le visage de ma sauveuse. Mais j’ai remarqué que votre cheval n’était pas sellé. Est-il possible que…
-En effet Messire, je sais monter comme un chevalier, le coupa Isolda, semblant le défier de remettre en cause cette attitude.
-Par ma foi, je n’avais jamais vu telle chose auparavant, mais il me faut avouer que cela est tout à votre honneur.
-Merci messire, répondit la jeune fille en souriant. Je dois vous quitter à présent.
-Accordez moi l’honneur de vous hisser sur votre monture, demanda-t-il en ouvrant la petite porte branlante. »
Sans lui laisser le temps de répondre il la saisit par la taille. Surprise, Isolda jeta un léger cri. Elle sentait le cœur du chevalier contre sa peau et lui-même sentait celui de la jeune fille battre à toute vitesse tel un oiseau effarouché. Chacun plongea dans les yeux de l’autre : Lanvin put voir un trouble indescriptible, une inquiétude profonde mêlée à une émotion presque palpable et une âme courageuse et rebelle. La jeune fille quant à elle, lut un sentiment nouveau, qu’elle n’avait encore jamais rencontré chez un homme et…autre chose…une sorte de mélancolie résignée. Mais très vite tout se brouilla et elle baissa les yeux en rougissant. Une fois à cheval, elle retrouva un peu d’assurance :
« -Eh bien, adieu messire.
-Adieu ?
-Je ne pense pas avoir à nouveau la possibilité de vous visiter. Mon père me fait surveiller, et les joutes vont bientôt commencer. Je suis heureuse de vous avoir connu. »
Après avoir jeté ces derniers mots, elle talonna son cheval et s’éloigna au trot. A peine avait-elle disparue derrière un rideau de pin, qu’elle regrettait déjà son attitude. Pourquoi s’était-elle montrée aussi froide ? Elle ne le reverrait plus…cette pensée aviva une atroce douleur dans son cœur. Que lui arrivait-il ? Un étranger, ennemi de surcroît, ne pouvait la plonger dans un tel émoi ! Mais alors quelle était la raison de ses larmes qui coulaient en silence sur ses joues de porcelaine ? L’une d’entre elles s’écrasa sur sa main. La main qui, un court instant, avait été en contact avec sa peau. Elle gémit sourdement, talonna Roi de cœur et s’éloigna rapidement. Furtivement, elle parvint à ramener son cheval aux écuries et monta dans ses appartements. Elle s’y enferma à double tour et s’écroula sur sa couche, en larmes. Bientôt, la fatigue vint à bout de son désespoir et elle s’endormit, des larmes encore figées sur ses joues. Des coups frappés à sa porte la firent s’éveiller en sursaut. Elle jeta un regard paniqué vers la porte puis vers les fenêtres pour tenter de connaître l’heure. Les coups reprirent :

Et voilà enfin la suite avec beaucoup de retard je l'avoue!
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MessageSujet: Re: Isolda   

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Isolda
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