Pages en or

Lire, ecrire, laissez parler vos sentiments.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un Univers pour soi

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Morgane

avatar

Féminin Nombre de messages : 104
Age : 26
Localisation : ailleurs, dans un lointain ailleurs
Livre coup de coeur : Le monde de Sophie
Date d'inscription : 08/05/2008

MessageSujet: Un Univers pour soi   Ven 13 Juin - 20:31

C'est une nouvelle que j'ai envoyé pour un concours de cette année, j'y ai pas mal travaillé à celle-ci (d'habitude j'ai beaucoup de mal avec les nouvelles !!). J'ai pas encore eu de réponse, mais je ne pense pas avoir un prix, enfin je verrai bien.
Je vais mettre un chapitre par post, il y a 7 chapitres donc voilà ^^




Marie, comme tous les matins, se leva de bonne heure et descendit de son lit. Elle ouvrit les rideaux rouges qui pendaient devant sa fenêtre et qui laissaient passer une lumière opaque dans la chambre. La clarté du soleil pénétra dans la pièce pour offrir le spectacle d'un papier peint rose couvert de fleurs. Du haut de ses six ans, Marie se dressa sur la pointe des pieds et regarda ce qui se passait dehors. Perchée au premier étage de sa maison, elle pouvait apercevoir l'ensemble du quartier où elle résidait, et la vision des gens qui marchaient dans les rues l'amusait. Il lui semblait qu'ils étaient petits, très petits, comme des fourmis.
Après avoir poussé la porte de sa chambre, la petite fille descendit les escaliers au bout du couloir et rejoignit la cuisine. Sa mère était déjà partie travailler et son père dormait encore. Ne voulant le réveiller si tôt, elle se dirigea vers le frigo et commença à préparer son petit déjeuner.
Un peu plus tard dans la matinée, l'homme de la maison se leva en sursaut et courut dans la maison afin de trouver une pendule qui donnait la bonne heure, son réveil étant tombé en panne. Marie finissait à peine de s'habiller que son père s'agitait bruyamment en murmurant qu'il était en retard. Il eut juste le temps de faire une bise à sa fille en lui disant que ce n'était pas sa faute, pour ensuite s'enfermer dans la salle de bain.
Marie soupira de le voir encore une fois se dépêcher autant. Une telle habitude n'était pas facile à rompre, mais elle était plus difficile à supporter.
Il finit enfin de se coller un pansement sur la joue dû à une lame particulièrement capricieuse, et il demanda à sa fille de vite prendre son cartable et de monter tout de suite dans la voiture ; il arriverait plus tard, dès qu'il aurait trouvé ses dernières affaires.
Marie ne se fit pas attendre et descendit dans le garage où attendait fièrement une grande voiture grise, luisante lorsque s'allumait la lumière. La fillette jeta nonchalamment son sac sur les sièges arrière et fit un tour près des outils mal rangés de son père. Il rangeait toute sorte d'objets d'apparence très bizarre d'après elle. Cette fois-ci, une boîte attirait étrangement son regard. Une petite boîte toute bleue pailleté d'or, avec un bord marron qui semblait receler des grains collés dessus quand on y passait le doigt. Marie, ensorcelée par la magie de la curiosité, ouvrit ce coffret. Elle trouva à l'intérieur un petit bâtonnet avec un bout marron et rond, parsemé de paillettes rouge vif. La fillette avait déjà vu son père se servir de ce petit objet, à son dernier anniversaire, et d'ailleurs à bien d'autres. D'après ses souvenirs, il suffisait de la frotter pour qu'en sorte une flamme. Fascinante magie...
Elle la frotta contre le dessus de la boîte, mais rien ne se passait. Elle recommença plusieurs fois, ça ne produisait toujours rien. Avant de se lasser de se jouet et de le reposer, Marie eut soudain l'idée de le frotter contre le bord marron qui ressemblait au bout rond du bâton.
Au moment où les deux objets entrèrent en contact, le temps parut se ralentir. Du frottement résultèrent des milliers de petites particules qui sortirent de nul part, et qui s'éparpillèrent dans l'air, demeurant en suspension totale.
Marie ouvrit grand les yeux et regarda cette poussière voler dans l'espace devant elle, sans dire un mot, lâchant même la boîte et l'allumette qu'elle tenait. Mais ça n'était pas terminé. Au moment où Marie voulut s'approcher de l'objet de sa fascination, la boule de particules s'activa. Quelque chose faisait bouger toute cette matière à l'intérieur d'une espèce de sphère chaude et condensée. Et tout à coup, elle explosa, projetant une énorme onde lumineuse et silencieuse, poussant Marie contre le mur. Celle-ci fut assommée et perdit connaissance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asahi
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 617
Age : 24
Localisation : Bruxelles
Livre coup de coeur : étudiante
Date d'inscription : 10/08/2007

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Sam 14 Juin - 20:45

Waw ! J'aime beaucoup ton style ! On s'attend à une bête petite alumette et l'émerveillement de le petite fille devant la flamme mais là il y a carément une explosion ?!

Vivement la suite !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pages-en-or.pureforum.net
Morgane

avatar

Féminin Nombre de messages : 104
Age : 26
Localisation : ailleurs, dans un lointain ailleurs
Livre coup de coeur : Le monde de Sophie
Date d'inscription : 08/05/2008

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Lun 16 Juin - 10:44

Merci beaucoup ^^ et je pense que tu n'as pas fini d'être surprise, voilà la suite.



1.


En ouvrant les yeux, Marie reprit ses esprits et elle put se relever. Fort heureusement, elle n'était pas blessée, le choc avait été moins violent qu'il en avait eu l'air. Elle retint juste une larme en se disant que ce n'était pas grave et que ça ne faisait pas si mal que ça. Mais elle reçut un choc émotionnel plus fort en voyant le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Dans l'entier espace du garage, des dizaines, des centaines, ou peut-être des milliers de petits points lumineux illuminaient la pièce dont la lumière était éteinte. Marie resta bouche bée en contemplant toutes ces étoiles qui brillaient dans l'air bleuté. C'était immense et pourtant cela ne remplissait qu'une petite salle. La fillette se souvint avoir déjà vu une telle chose. Elle se rappelait les histoires que son père racontait le soir, dans ses livres qui lui servaient pour son travail. Dans l'un de ceux-là, elle avait vu de nombreuses illustrations montrant...l'univers. Ce géant ciel où il faisait toujours nuit et où brillaient tout le temps des étoiles, comme celles qu'elle voyait devant elle à ce moment. Elle ne se posa pas plus de questions devant les images du livre devenues réelles.
Osant enfin bouger, en regardant de plus près, Marie aperçut des espaces qui semblaient vaporeux, ou plutôt remplis de plus de lumière. Des espèces de tourbillons qui rassemblaient un plus grand nombre d'étoiles qu'à d'autres endroits.
Dans son dos, elle sentit quelque chose en mouvement. Elle se retourna, et vit des rochers aussi minuscules que des grains de sable se rassembler, mus par une force invisible. Ce petit groupe près du sol était entouré de nuages fins, qui ressemblaient à de la barbe à papableu gris. Alors que tout ce petit monde commençait à tourner autour d'un centre indéfinissable, Marie recula brusquement et mit ses mains devant sa tête, croyant qu'une nouvelle explosion se produirait. Mais rien de semblable. Il y eut juste un petit bruit comme ceux que font les feux d'artifice lorsqu'ils partent pour rejoindre les étoiles. Marie se pencha et une boule chaude et orange se présenta à ses pieds. Elle s'assit donc par terre et admira avec des yeux enchantés ce petit soleil. Cette boule flamboyante lui rappelait celle qu'elle regardait chaque matin par sa fenêtre.
Autour de la fillette, les petits points s'étaient éloignés et plusieurs cailloux non brillants tournaient autour du "soleil" miniature qui s'était formé. Elle observait avec fascination ce qui se déroulait sous ses petits yeux ébahis, oubliant ce qu'elle s'apprêtait à faire quelques minutes auparavant.
Ces cailloux flottèrent pendant plusieurs minutes, avant de commencer à avoir un mouvement régulier. Ils étaient cinq. Cinq bouts de rochers à la merci d'autres pierres errantes, frappant leurs obstacles sans merci. Cinq sphères irrégulières, tournant autour du soleil qui illuminait leurs faces de ses rayons mordants. Marie s'éloigna un peu pour ne pas avoir trop chaud. Les cailloux finirent par tourner sur un même plan autour de la grosse étoile, décrivant des cercles plus ou moins lentement. La fillette remarqua que ceux qui étaient loin du soleil devenaient froids, recouverts de glace. Les plus proches ressemblaient à des braises qui contenaient du feu sur toute la surface. Seule une boule l'intriguait, celle du milieu, ni trop chaude, ni trop froide. Marie voulut avancer la main pour voir si elle la touchait, il lui semblait voir encore des images du livres des étoiles. Pareils à des petites planètes qui tournent autour de l'astre céleste. Elle frôla la plus éloignée qui tomba aussitôt en poussière, faisant sortir un cri de surprise de la bouche de Marie. Les autres firent de même. Seule restait celle qui l'intéressait, exposée au soleil qui s'éloigna de lui-même.

La petite planète était souvent heurtée de rochers froids venant de tous les coins du garage, si le lieu ressemblait encore un tant soit peu à un garage. Puis elle était touchée de phénomènes étranges. En résumé, une eau recouvrait les terres gelées, formant des grandes flaques, suivies d'un surgissement de terres au-dehors des océans. Marie trouvait que le "bébé planète" comme elle l'appelait, avait l'air identique à la Terre qu'il y avait sous ses pieds. Pourtant les bouts de terres sortant de l'eau produisaient des formes inconnues à ses yeux. Ceux-ci s'illuminèrent quand elle aperçut des choses qui grouillaient dans l'eau ; elle se pencha encore plus sur son observatoire pour les distinguer. Sans qu'elle ne s'en rende compte, la planète semblait grossir. Marie put voir au fond des mers, des plantes aquatiques colorées qui bougeaient au rythme de l'eau. Elle les trouvait belles et était fascinée par ce petit univers limpide.
Soudain, elle sentit un tremblement. Elle le sentit comme si ça se passait sous ses fesses, mais il provenait bel et bien de la planète sur laquelle bougeaient des plaques de pierre. Des fissures apparurent un peu partout, traçant des toiles d'araignées à une vitesse phénoménale. Les sols éclatèrent de toute part, des fumées sortirent des trous gonflés comme des ampoules percées. A l'inverse de ces incommodités, ce n'était pas du pus qui sortaient des crevasses, mais des coulées de lave. Une sorte de chaos s'installa sur toute la planète.
Marie, qui s'attachait à ce petit monde lui offrant un divertissement aussi important que la tombée de sa première dent de lait, était effrayée de cette vision terrifiante qui se passait sous son regard d'enfant. Elle sentit la lave près d'elle qui émettait des bulles et qui envahissait le petit monde florissant. La fillette ferma les yeux et espéra très fort que ce cauchemar ne dure pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asahi
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 617
Age : 24
Localisation : Bruxelles
Livre coup de coeur : étudiante
Date d'inscription : 10/08/2007

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Lun 16 Juin - 12:44

Wah ! J'adore !!
C'est très poétique tout en étant très intriguant !
La suite ! cheers
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pages-en-or.pureforum.net
Morgane

avatar

Féminin Nombre de messages : 104
Age : 26
Localisation : ailleurs, dans un lointain ailleurs
Livre coup de coeur : Le monde de Sophie
Date d'inscription : 08/05/2008

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Jeu 19 Juin - 16:02

2.



La sensation de chaleur disparut. Les doigts glissèrent du visage, dévoilant un petit visage triste. Le soleil, dans son coin, brillait toujours de ses rayons, qui étaient passés au jaune pâle, pour paraître plus réconfortants qu'éblouissants. La planète n'était plus sujette à des "sautes d'humeur", elle s'était calmée. Voyant que tout allait mieux, Marie essuya ses larmes et se remit à la contemplation d'une Terre envahie désormais par la plénitude. Quelques nuages s'éloignèrent pour que Marie voit l'étendue des dégâts.
L'eau avait repris du terrain et avait recouvert la moitié de la boule devenue plutôt bleue. Les terres restantes gardaient des souvenirs de l'attaque d'elle-même, des traces d'une guerre naturelle. Cependant, elle reprenait de l'éclat.
Marie, qui ramena son esprit à la réalité, ouvrit la portière de la voiture pour en sortir une couverture servant uniquement à rendre plus confortable les sièges arrières. Elle l'étala par terre et s'assit dessus pour continuer à admirer son petit univers.
La paix semblait être revenue. La flore qui poussait désormais dans les bas-fonds avait changé, une autre variété avait dû succéder à la précédente. Elle se propageait ainsi très rapidement. Le fond des océans avait maintenant une teinte violacée, d'être couvert de fleurs aux couleurs éclatantes. Depuis leur apparition, en plus, Marie pouvait sentir instinctivement que l'air était moins lourd autour de la planète, plus frais, plus agréable. Puis quelques plantes plus vertes commencèrent à pousser dans le sol rocailleux des continents. La terre se mit à déborder de verdure, offrant une couleur magnifique sur l'ensemble de la sphère.

Marie eut l'impression d'être projetée sur cette planète miniature. Soudain elle eut la vision périphérique du paysage qu'elle observait de haut. Ses pieds frôlaient le sol frais grouillant de brins jaune vert, un vent léger lui souffla dans ses cheveux dorés, elle reconnaissait presque les champs verdoyants de chez ses grand-parents, mais quelque chose lui disait qu'elle n'était pas chez elle, tout lui était aussi familier qu'inconnu. Cependant ça ne l'empêchait pas d'apprécier ce que la nature lui offrait pendant une demi-seconde, elle crut à une éternité.

Elle dut se rendre compte que le rêve ne restait pas longtemps, mais qu'importe ! L'important était qu'elle pouvait continuer d'observer son jouet du haut de son nuage.
Marie était tellement concentrée sur son observation de l'évolution des plantes, qu'elle fut surprise par une ombre qui passa au-dessus de son champ de vision. Elle s'écarta de la Planète et vit une sphère qui tournait autour de celle-ci. Elle se demanda immédiatement s'il y avait une telle chose autour de la Terre. Non, c'était impossible. Aussi gros, elle le verrait tout le temps, par sa fenêtre le matin. Or, ce n'était pas le cas. Marie oublia ce détail et se concentra à nouveau sur les montagnes du relief irrégulier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morgane

avatar

Féminin Nombre de messages : 104
Age : 26
Localisation : ailleurs, dans un lointain ailleurs
Livre coup de coeur : Le monde de Sophie
Date d'inscription : 08/05/2008

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Lun 7 Juil - 18:19

3.




Ayant une irrésistible envie de renouer avec sa Planète, Marie approcha son doigt de la surface d'un océan, pour voir si l'eau était pareille que sur Terre. Elle le rapprochait lentement, très lentement, et quand elle fut sur le point d'entrer en contact avec cette surface liquide, quelque chose sauta sur son ongle. Elle sursauta, mais, en regardant le bout de son doigt, elle vit une bête microscopique qui se débattait comme un ver de terre. Elle se dépêcha alors de le remettre à l'eau. Curieuse de cette découverte, Marie essaya d'en apercevoir d'autres. Ils étaient plusieurs centaines de milliers à se multiplier à une vitesse inimaginable. Des espèces de hannetons aquatiques qui s'agitaient dans la mer. Puis après eux, des araignées d'eau apparurent sous la surface de l'eau, et encore d'autres petits animaux comme ceux-ci. Marie n'en revenait pas. Elle observait simplement, fascinée. Les animaux mutaient et changeaient parfois de forme, laissant place à des plus gros, qui devinrent carnivores. Les uns se nourrissaient de cette plante violette au fond des océans, d'autres mangeaient leurs ascendants qui parvenaient désormais à se cacher dans les trous creusés dans les rochers. Ce petit monde vivait en harmonie, chaque animal résidait à sa place, et aucun ne cherchait à prendre possession de territoires trop éloignés de leur milieu de vie.
La surprise suivante de Marie fut de voir, de l'autre côté de la Planète, quelques unes de ces bêtes sortir de l'eau de plus en plus souvent. A son grand désespoir, les premières moururent, asphyxiées, se tordant de douleur hors de leur espace de vie. Mais très vite, ils commencèrent à s'aventurer plus loin, à supporter l'air qui entourait la petite planète. Certains se virent pousser des pattes à leur corps flasque. Ils apprirent à se nourrir des plantes qui poussaient sur la terre, des brins d'une herbe longue et peu solide. La plupart restèrent sous l'eau, sûrement convaincus que l'extérieur était bien trop dangereux pour eux. Marie avait déjà arrêté de se fasciner pour eux, elle s'intéressait à ces nouveaux animaux couverts d'écailles, d'une peau lisse et dure.

La jeune fille sentit son corps entouré de feuilles géantes bleuâtres, traînant par terre. Elle laissa éclater sa joie, voyant qu'elle était de nouveau plongée sur le sol de sa Planète, comme dans un rêve. Les couleurs vives qui régnaient ici la répugnaient moins que les teintes fades de la ville.

Elle courut de toutes ses forces pour voir toutes les formes de paysages défiler autour d'elle, ne se souciant guère du vent qui frappait violemment son visage, ni des brins d'herbe trop durs lui fouettant cruellement le bas de ses jambes. Elle souhaitait rencontrer au plus vite ces animaux qui étaient sortis des eaux pour fouler le pied, ou plutôt la patte, sur ce nouveau sol. Sa course frénétique l'entraîna dans un endroit bien singulier. Un coin d'eau, pas plus grand qu'un étang, relié à une rivière, entouré de quelques buissons sans feuille. L'endroit désert l'effraya, mais elle s'approcha de la mare pour voir si des bébés poissons étaient allés dedans. Elle se baissa et se pencha pour regarder. Sur la surface de l'eau, elle aperçut tout à coup le visage d'une vieille femme. Marie se redressa brusquement en poussant un petit cri, et l'incompréhension la gagna.
Un bruit l'attira hors de la clairière, oubliant instantanément ce qu'elle venait de voir. En-dehors, une étrange rencontre attisa sa curiosité. Un animal qui ressemblait à un petit chameau mangeait doucement l'herbe sur un cailloux. Il avait la peau verte dure comme de la pierre et des petites bosses sur le dos. Marie s'amusa de sa carrure inhabituelle, elle lança un cri pour le faire réagir, mais la bête la regarda de ses yeux inexpressifs et retourna manger plus loin. La fillette étouffa un rire et elle s'approcha de lui. Elle tendit la main pour caresser sa peau incroyablement froide, dure et lisse.

La réalité la fit revenir sur Terre au même endroit où elle était assise. Elle regarda un moment ses doigts et fit un grand sourire, avant de reprendre sa contemplation.
Le cycle continua à évoluer. Des animaux devenant de plus en plus gros, de plus en plus de prédateurs carnivores apparaissant, des poissons plus énormes encore nageant paisiblement dans les mers, et les plaques de continents ne s'arrêtant pas de bouger imperceptiblement. Marie n'avait aucune envie de s'endormir devant ce spectacle attendrissant. Elle avait assisté plusieurs fois à une éclosion d'oeufs d'insectes-libellules, comme elle les appelait. Des longs insectes volant qui pondaient à l'extrémité de fleurs jaunes extrêmement grandes afin que les bébés puissent se nourrir de la poudre que contenaient les pétales. Elle admirait aussi les forêts qui commençaient à peupler la Planète, de grands arbres toujours plus hauts que n'importe quel animal, surplombant des îles entières. Tout allait en s’améliorant, et le spectacle était de plus en plus beau à voir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asahi
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 617
Age : 24
Localisation : Bruxelles
Livre coup de coeur : étudiante
Date d'inscription : 10/08/2007

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Lun 7 Juil - 19:13

j'aime beaucoup cette vision de la création de la vie sur Terre (selon moi) que tu nous donnes ici !
Ton style est très agréable à lire...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pages-en-or.pureforum.net
Morgane

avatar

Féminin Nombre de messages : 104
Age : 26
Localisation : ailleurs, dans un lointain ailleurs
Livre coup de coeur : Le monde de Sophie
Date d'inscription : 08/05/2008

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Mer 9 Juil - 21:50

Oui, je voulais présenter une vision simple et agréable à s'imaginer, je suis contente que ça te plaise ^^


4.


Pensant au déclin que subissait la Planète, Marie eut du mal à imaginer pourquoi un chaos débutait sur son sol de couleur et de gaieté. Les énormes animaux à la peau de pierre faisaient leur loi sur l'ensemble des continents, même sous l'eau, ils mangeaient chaque petite bête qui passait sous leur museau. Elle avait pourtant vu apparaître une espèce très différente, au dos recouvert de poils bruns, avec des yeux de biches. Mais elle avait été aussitôt pourchassée sans relâche.

Arrivant de nulle part, aussi soudainement que l'arrivée d'un éclair, Marie entendit d'abord un sifflement, puis en se retournant, elle aperçut une bille pas plus grosse qu'une pépite de chocolat foncer droit sur sa Planète. Elle faillit l'arrêter en vol, mais elle se demandait vraiment ce que cela pouvait être et elle le laissa passer. L'objet tomba brusquement sur le sol dur de l'un des continents.
Marie avança sa tête au plus près qu'elle pouvait pour parvenir à distinguer ce qui venait d'atterrir sur sa Planète.
Ce petit objet ressemblait vaguement à un vaisseau extraterrestre. Son père regardait très souvent des téléfilms où des soucoupes volantes enlevaient les gens dans leur sommeil pour les transformer en "légume". Marie les trouvait très rigolos, ils étaient toujours vert fluo avec des antennes et des doigts bizarres. En plus, ils parlaient d'une voix aiguë et brouillée.
Mais ce n'était pas un être difforme, ce qui sortit du vaisseau à ce moment-là était...un monsieur.
Elle fut très étonnée de voir cet homme sortir de cet engin, comme d'une voiture. Une personne comme elle, comme son père, comme les gens qui passaient dans la rue et à la télévision !
Son enthousiasme fut brutalement réfréné quand elle vit que le visage de l'homme ne ressemblait pas du tout à celui de son père. Il avait deux yeux très éloignés l'un de l'autre, un nez tout plat et des antennes (tout de même il devait avoir des origines d'ovni de film !). Le peu de cheveux qu'il avait était plaqué sur son crâne. De plus, il n'était même pas seul. Après s'être redressé dans l'immensité de la plaine, il tendit la main dans la bille et en tira une petit fille qui était tout autant humanoïde et qui possédait la même tête que l'homme.
Marie se rendit vite compte que, malgré leur apparence un peu étrange, ils avaient à peu près les mêmes réactions que ses semblables. Les animaux ne les approchaient même pas, ce qui surpris quelque peu la fillette. Chaque fois qu'ils allaient quelque part où demeuraient des bêtes, même très grosses, elles s'enfuyaient. Elles n'étaient pas apeurées, mais quelque chose semblait beaucoup les gêner chez les arrivants.
Marie eut presque envie d'aller les rencontrer, mais elle eut peur qu'ils ne soient pas gentils avec elle, ou qu'ils ne parlent pas comme elle. Ca aurait été bizarre pour eux de la voir en plus. Elle resta à les regarder s'engager dans la jungle, essayer d'approcher des poissons ou goûter des fruits poussant sur des arbustes rosâtres. En fait, elle trouvait qu'ils ressemblaient assez aux animaux qu'elle avait observés jusqu'à maintenant, c'était plutôt amusant de les regarder s'agiter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morgane

avatar

Féminin Nombre de messages : 104
Age : 26
Localisation : ailleurs, dans un lointain ailleurs
Livre coup de coeur : Le monde de Sophie
Date d'inscription : 08/05/2008

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Jeu 10 Juil - 23:42

Jmets le chapitre suivant vu qu'il était pas bien long ^^



5.


Du feu brûlait dans une grotte tandis que la pluie tombait à flot. Le feu était de plus en plus présent et avait servi à bon nombre de choses. Les Presquhumains, c'est comme ça que Marie les appelait à présent, s'étaient habitués au climat très pluvieux de la Planète et s'étaient multipliés presqu'aussi vite que l'avaient fait les hannetons d'eau. Les animaux énormes à la peau de pierre avaient quasiment tous disparu, les Presquhumains en trouvaient un peu partout, morts, sans blessure pourtant. Ils trouvaient ça aussi étrange, à voir leur tête, mais ça leur permettait de se délecter de leur chair quand les mouches ne le faisaient pas. A leur place, d'autres animaux avaient fait leur apparition. Ils ressemblaient aux anciens, mais en plus petits et leur peau était molle et couverte de poils. Comme le premier qui était arrivé, et cette fois il ne restait plus de bêtes de pierre pour les traquer.
Marie avait remarqué que les Presquhumains étaient très différents d'elle. Ils avaient une façon très particulière de communiquer entre eux. Lorsqu'ils ouvraient la bouche, c'était pour en sortir des petits cris de diverses tonalités. Apparemment, ils avaient l'air de comprendre ce que cela voulait dire. Le plus étrange était quand ils faisaient des choses ensemble, ils avaient l'air de se comprendre sans rien dire, comme s'ils parlaient à travers les regards...ou leur coeur.
La fillette fut troublée de penser ça. S'ils parlaient dans leur coeur, ils ne devaient jamais se disputer alors, ni dire des méchancetés derrière leur dos.
Elle fut de plus en plus ébahie par, non seulement la vitesse à laquelle ils s'habituaient sur cette planète, mais aussi par l'évolution de leur mode de vie.
Les Presquhumains étaient passés d'une vie de vagabond, voyager par-delà les terres afin de trouver de nouvelles contrées et de la nourriture, à une vie statique. Ils avaient commencé à construire des genres de huttes en bois et en paille, puis ajoutèrent de la pierre, pour contrer les tempêtes trop violentes. Ils avaient fini par apprivoiser des animaux ressemblant à des chevaux, et quelques autres mammifères au poil long.
Les Presquhumains avaient découvert des graines sous la terre en grattant en-dessous de fleurs ou d'arbres. Avec celles-ci, ils avaient créé des grands espaces de terre en enlevant l'herbe et en plantant ces graines dans le sol. Plus tard, il en sortit des plantes et les Presquhumains continuèrent à semer des graines pour avoir des céréales qu'ils mangeaient cuits.
Marie découvrit encore beaucoup de choses sur les Presquhumains, et elle était tout aussi étonnée de les voir vivre un peu comme les humains. Ainsi, ils peuplaient à présent une grande partie de la Planète, construisant des villages, travaillant dans des champs, chassant, faisant ensuite du commerce en échangeant des biens contre d'autres biens, etc... Durant un certain temps, les Presquhumains élisaient leur chef par leur sagesse, et ils n'élisaient que des femmes car, étant donné que c'était elles qui donnaient la vie, elles devaient posséder la connaissance universelle. A leur mort, elles étaient remplacées par d'autres à l'aide de quelques tests de savoir.
Leur capacité à parler dans les coeurs étaient très utile. Grâce à cela, ils se parlaient d'une manière extrêmement sereine, même avec les inconnus. Marie ne connut jamais les guerres ou les oppositions dans les villages. Les Presquhumains avaient un esprit ouvert sur tout ce qui faisait parti de ce monde, ils étaient curieux, habiles, généreux envers les autres, et même envers les animaux et la nature. Marie supposait que leur capacité devait marcher aussi avec les autres êtres de la Planète.

Soudain, elle vit un village autour d'elle. Son enthousiasme fut à son comble, les couleurs vives du paysage lui avaient manquée. Elle regarda autour d'elle pour voir si elle apercevait un Presquhumain, mais elle fut déçue de se trouver seule, comme si personne n'habitait là depuis longtemps. Pourtant, elle entendit un cri et elle se précipita dans une très grande hutte, celle qui servait à installer les animaux domestiqués. En arrivant à l'entrée, elle vit quelques personnes attroupées autour d'un mammifère-cheval couché et mal en point. Quelqu'un se tenait à côté de lui, les mains sur son flanc, fermant les yeux. C'était très calme et seul l'animal émettait quelques gémissements. Marie pensa qu'elle était peut-être de trop, mais elle sentit en elle une chaleur accueillante qui lui intima de rester. Elle contint un cri d'excitation. Alors c'était ça le langage du coeur ? C'était des sensations qui communiquaient à travers tous les gens aux alentours, comme une communauté soudée. La fillette resta donc à regarder ce qui se passait.
Le mammifère-cheval gémit plus fort, émettant un râle douloureux. Puis quelque chose sortit de son ventre. Le Presquhumain saisit ce qui s'extirpait et tira très faiblement, continuant à envoyer des messages chaleureux à l'animal qui souffrait. La chose n'était pas pressée, mais il était temps qu'elle parte. Elle glissa alors hors du ventre d'un seul coup et retomba sur la fourrure par terre. Tous les Presquhumains présents se mirent en cercle autour du nouveau-né qui s'agitait faiblement, montrant ainsi sa vivacité. Marie fut invitée à l'intérieur de l'anneau et la cérémonie commença avec elle.
Un son sortit de la bouche de l'homme qui était auprès de la bête, un son grave et différent des petits cris du quotidien. Tout le monde se mit à faire de même, ainsi que Marie.

A partir d'ici, elle sentit son esprit se confondre avec celui des autres, des êtres qu'elle avait observés depuis leur venue. Leurs âmes ne faisaient qu'un, ils étaient unis.

C'est à ce moment, malheureusement, que Marie revint sur sa Terre. Elle rouvrit les yeux et mit sa main sur son coeur. Quelque chose était à présent gravée en elle, une présence. Des larmes coulèrent le long de son visage. Mais ce n'était pas des larmes de tristesse, ni même de bonheur, ni de colère.
Elle essuya très vite ces importunes et reprit l'observation de ses petits Presquhumains.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Morgane

avatar

Féminin Nombre de messages : 104
Age : 26
Localisation : ailleurs, dans un lointain ailleurs
Livre coup de coeur : Le monde de Sophie
Date d'inscription : 08/05/2008

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Mar 26 Aoû - 18:44

Je mets ce qu'il reste, la fin de l'histoire, désolée d'avoir autant tardé !!


6.


Des picotements arrivaient petit à petit. Marie ne comprenait pas qu'après tant de temps à regarder ces chers petits êtres, elle puisse ressentir de la fatigue. Elle s'accrochait pour se concentrer sur ce qu'elle voyait, mais ses yeux la trahissaient et son esprit s'embrumait. Ca ne pouvait pas finir comme ça ! Elle rageait contre elle-même. Elle se battit afin de parvenir à rester consciente, veillant peut-être une dernière fois sur sa Planète, celle qui était née sous ses yeux.
La vie des Presquhumain n'avait pas beaucoup changé depuis qu'elle avait assisté à la naissance d'un bébé mammifère-cheval. Ils avaient amélioré certaines conditions de vie, avaient bâti des maisons plus grandes, plus conviviales et mieux protégées. Les villages s'étaient considérablement agrandis, sans pour autant parvenir à la taille d'une ville comme celle dans laquelle vivait Marie, et il y avait plus d'espace pour des endroits publics. Les chefs étaient toujours élus plus ou moins de la même manière, c'était toujours des femmes et elles se débrouillaient encore royalement quand aux problèmes de la population. Les animaux avaient vraiment leur place dans la société de ces hommes. Ils se promenaient librement dans les villages, lorsqu'ils ne volaient pas de la nourriture, et même les bêtes sauvages qui ne s'approchaient pas de la civilisation côtoyaient sereinement les Presquhumains qui se promenaient dans les plaines, les collines ou les montagnes. Tout allait bien dans le meilleur des mondes, une plénitude s'était instaurée sur la Planète et paraissait encline à demeurer telle quelle.
Marie n'en pouvait plus de lutter contre la fatigue qui la gagnait, ses forces s'épuisaient. Alors que son esprit allait sombrer, quelque chose attira son attention. Le soleil qui était passé inaperçu depuis que la Planète était créée se manifesta par de violentes bouffées de gaz et de flammes. Marie n'en crut pas ses yeux, elle avait l'impression qu'il grossissait de plus en plus, engloutissant tout sur son passage, les pierres, les étoiles, les planètes, tout. La fillette fut prise de panique en voyant cette énorme chose approcher et lancer des jets de lave à proximité. Elle regardait sa Planète et vit les Presquhumains s'affoler d'une température qui dépassait tout ce qu'ils avaient pu imaginer. La plupart courait, criait, projetait des pensées de frayeur et de catastrophe partout. D'autres commençaient déjà à prendre feu instantanément, mourant après une longue agonie.

Marie n'en pouvait plus de voir ses êtres mourir tour à tour, la sensation chaleureuse qui était restée dans son coeur s'embrasait petit à petit. Elle avait mal pour eux, elle souffrait avec eux. La fatigue n'eut plus lieu d'être, laissant place à une douleur atroce.
Puis soudainement, le soleil disparut. En fait, il ne s'évapora pas comme ça dans la nature, mais il partit dans une espèce d'explosion qui ne projeta presque rien.

Alors la Planète se désagrégea, lentement mais sûrement. Marie regardait sans ciller sa Planète, son coeur tomber en morceaux. Derrière des flots de larmes se cachaient des yeux brouillés, désespérés. Elle voulait, crier, hurler, mais elle n'y parvenait toujours pas.
C'est là que l'apocalypse mit fin à cet univers. Tous les petits points lumineux, toutes les étoiles, tous les anneaux de gaz et de nuages, toutes les planètes, tous les rochers sans vie se rapprochèrent les uns des autres, formant une immense boule de lumière et de matière compacte. Enfin, comme c'était venu, cette concentration produisit une explosion silencieuse, qui cette fois ne surprit pas Marie qui se protégea du mieux qu'elle pouvait.
Il n'y eut plus rien. Rien qu'un garage en désordre contenant une voiture.
Marie ne trouvait plus de mots, plus d'idées pour concevoir l'horrible tristesse qui était en elle. Des torrents dévalaient ses joues rondes dépourvues de couleurs. Elle craqua. Elle hurla jusqu'à ce que sa gorge lui fasse mal, jusqu'à ce que ses oreilles n'en puissent plus, jusqu'à ce que vint son père qui alluma la lumière et la prit dans ses bras en bredouillant des questions sincères.
"Y a pu rien !! Y a pu rien, c'est tout parti !!! C'est pas juste !!!!"
Tels furent les seuls mots que Marie prononça ce matin-là, derrière ses larmes incessantes et ses sanglots malheureux.

Son père ne l'emmena pas à l'école ce jour-là. Déconcerté, il avait appelé la mère à cause de cette urgence. Personne ne crut Marie lorsqu'elle raconta son histoire, même dans les détails. Sa mère pensait qu'elle s'était assoupie et qu'elle avait fait un mauvais rêve ; son père ne comprenait pas comment en quelques minutes à peine, il se serait passé la moindre chose en son absence. Après un mois de mutisme volontaire, Marie reprit le cours de sa vie en arrêtant de tenter de se faire croire de qui que ce soit.


7.


Dix-neuf ans passèrent. Marie était devenue vétérinaire, comme l’était son rêve d'enfant. Elle avait beaucoup grandi. Dès sa majorité, elle se plongea dans les études sans penser à rien d'autre. Elle obtint un diplôme avec les meilleures notes de l'école et elle fut reçue immédiatement à un travail dans un cabinet. Elle rencontra un peu plus tard un astronome qui la séduisit, rencontré par l’intermédiaire de l'ami d'un ami. Ils se marièrent et eurent ensuite un petit garçon.
La passion de son mari pour les étoiles réveilla quelque chose en elle, dans son for intérieur. Son inconscient la faisait sourire, chaque fois qu'elle grattait une allumette pour quelque raison que ce soit. Pendant deux ans, elle s'enferma chez elle, sans communiquer avec l'extérieur, réclamant seulement des livres, beaucoup de livres. Au bout de ce laps de temps, elle fit publier un livre, sous le regard étonné de tous. Ce livre eut un vif succès et elle s'amuse encore à en raconter des passages à son fils avant de s'endormir. Ce livre raconte l'histoire de la création d'un univers différent du nôtre qui pourrait surgir de n'importe quel impact entre deux objets, comme le frôlement du doigt qui tourne une page...Le titre qu'elle lui donna fut :

Un Univers pour soi
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Asahi
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 617
Age : 24
Localisation : Bruxelles
Livre coup de coeur : étudiante
Date d'inscription : 10/08/2007

MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   Jeu 28 Aoû - 17:33

C'est simple, c'est enfantin, ca fait rêver...

C'est aussi agréable à lire...

Très belle petite histoire Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pages-en-or.pureforum.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un Univers pour soi   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un Univers pour soi
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quels univers pour Epic?
» Quels univers pour Warmaster
» l univers de poupée de ma puce ...
» Merci pour ton sourire
» L'auteur de "Percy Jackson" poursuivi pour plagiat

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pages en or :: Plaisir d'écrire :: Nouvelle-
Sauter vers: